Déclaration de Yaoundé

Les écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale renferment une diversité biologique remarquable. Ces écosystèmes comportent le Bassin du Congo qui constitue le deuxième vaste massif forestier tropical du monde après celui de l’Amazonie. Ce vaste massif forestier s’étend sur le Cameroun, la République centrafricaine, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Congo, la République Démocratique du Congo et recèle plus de la moitié de la faune et de la flore africaines. Mais ces forêts subissent des menaces sous forme de braconnage, d’exploitation forestière et minière… et chaque année leur étendu diminue en million d’hectares.

Reconnaissant l’importance de ces forêts, ainsi que les menaces croissantes qui pèsent sur elles, les Chefs d’Etat d’Afrique Centrale se sont engagés officiellement en mars 1999, à œuvrer de manière concertée à la conservation et à la gestion durable des écosystèmes forestiers. Au terme de ce Sommet, une déclaration commune en 12 résolutions encore appelée Déclaration de Yaoundé fut signée et mandat fut donné aux  ministres en charge des forêts des pays respectifs  de suivre sa mise en œuvre. La communauté internationale, à travers sa résolution 54/214 des Nations Unies a apporté son soutien à cette initiative des Chefs d’Etat pour un appui matériel et financier aux pays de la sous-région dans leurs efforts de développement forestier.

Forts de ce mandat des Chefs d’Etat, les Ministres en charge des forêts des pays concernés se sont réunis  en décembre 2000, à Yaoundé pour la mise en œuvre de la Déclaration de Yaoundé. Au cours de cette première session, la Conférence des ministres en charge des Forêts d’Afrique Centrale en abrégé    COMIFAC a été créée et le Plan de Convergence adopté. Mais la COMIFAC n’a été réellement  institué qu’au cours de la deuxième Conférence en juin 2002 à Yaoundé. Au cours de celle-ci, ses statuts furent signés et son siège fixé à Yaoundé.

La COMIFAC est dès lors définie comme unique instance d’orientation, de décision et de coordination des actions et initiatives sous-régionales en matière de conservation et de gestion durable des écosystèmes forestiers.

En mai 2004 à Yaoundé, au Cameroun, une première conférence extraordinaire a été convoquée en vue de l’adoption du plan de convergence sous-régional actualisé. En effet, il a été jugé nécessaire de procéder à un toilettage du Plan de Convergence adopté en décembre 2000 afin de faciliter son utilisation dans le cadre du programme de partenariat en cours de mise en œuvre. Il a été actualisé pour tenir compte des initiatives et processus nouveaux, puis restructuré en 10 axes stratégiques, pour en améliorer la lisibilité et la traduction opérationnelle.

La troisième conférence des ministres a eu lieu en juillet, 2004 à Libreville au Gabon et a porté sur l’analyse des points suivants :

  • Le traité, cadre juridique et institutionnel
  • Le mécanisme de financement
  • La gestion des Aires protégées transfrontalières
  • Le deuxième sommet des Chefs d’Etat

Dans le but de réexaminer en détail le Traité de la COMIFAC, une deuxième session extraordinaire  des Ministres est convoquée en septembre 2004 à Libreville au Gabon.

Le Traité est finalement signé par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de dix pays d’Afrique Centrale, au cours de leur deuxième Sommet, le 05 février 2005 à Brazzaville (République du Congo). Ce Traité qui consolide la coopération sous-régionale en matière de forêt et d’environnement, institue la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC).

  • LA DECLARATION DE YAOUNDE : Pas décisif  vers le renforcement de la coopération sous-régionale en matière des forêts

Le 17 mars 1999, sous l’initiative  du Président de la République du Cameroun, son Excellence Paul Biya, les Chefs d’Etats d’Afrique Centrale  se sont engagés à œuvrer de manière concertée pour la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale.

Au terme de ce 1er Sommet des Chefs d’Etat, une déclaration commune est signée. Cette déclaration communément appelée « Déclaration de Yaoundé » s’articule autour  des 12 résolutions  suivantes :

  • Harmoniser les politiques et mettre en place des instruments d’aménagement ;
  • Aménager durablement les forêts et les savanes ;
  • Conserver les écosystèmes  et la diversité biologique ;
  • Créer et gérer les Aires Protégées Nationales  et transfrontalières ;
  • Faire participer les acteurs  et les populations à la gestion forestière ;
  • Impliquer les opérateurs privés dans l’aménagement forestier ;
  • Intégrer les forêts avec les autres programmes sectoriels ;
  • Contrôler l’exploitation et l’utilisation des ressources ;
  • Promouvoir l’industrialisation de toutes les filières forestières ;
  • Développer une fiscalité forestière adéquate ;
  • Financer durablement les actions de conservation ;
  • Promouvoir les forums nationaux et sous-régionaux de concertation  sur les stratégies  de développement et de gestion forestière.

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