Conférence régionale sur les dynamiques de déforestation dans le Bassin du Congo

Son Excellence Daniel MUKOKO SAMBA,  Vice-Premier ministre de  la République Démocratique du Congo  a procédé à l’ouverture officielle des travaux  de la Conférence régionale  sur les dynamiques de déforestation dans le Bassin du Congo, ce jeudi, 15 mai 2013 à l’hôtel SULTANI  de Kinshasa, Capitale de la RDC.  
 
Cette grande rencontre a  eu pour objectif principal de présenter à un niveau politique les conclusions de l’étude sur  « Tendances de déforestation dans le Bassin du Congo : comment réconcilier la croissance économique et la protection de la forêt » aussi bien sur sa partie analytique (secteur par secteur et la modélisation) que sur les recommandations proposées pour chacun des secteurs et dans leur dimension transversale, intersectorielle. Cette étude a été lancée en 2009 par la COMIFAC avec l’appui de la Banque Mondiale, et ses conclusions permettent d’informer les décideurs politiques sur les impacts potentiels du développement de certains secteurs économiques clés pour la croissance économique des pays du Bassin du Congo et des possibles choix (« trade-offs » en anglais) qui peuvent être considérés pour permettre de réconcilier le besoin critique de croissance économique avec la recherche de la préservation des écosystèmes forestiers.  
 
Organisée par la Banque Mondiale et la COMIFAC, cette conférence a connu la participation de près de 200 participants venus de plusieurs horizons. Ainsi, on a pu noter la présence des cadres du Ministère en charge des forêts et de l’environnement, des Ministères en charge de l’agriculture, des transports, de la planification et de l’aménagement du territoire, de l’énergie et des mines, des représentants des ONG,  des institutions internationales et sous-régionales,   des opérateurs privés …
 
Prenant la parole en premier lieu, M. Eustache OUAYORO, Directeur pays de la Banque Mondiale en République Démocratique du Congo a souligné ce qui suit : «  Cette étude est importante, car elle apporte un éclairage nouveau sur ce que seront demain  les principales menaces principales du Bassin du Congo… Il ne s’agit pas ici d’arrêter la déforestation, mais bien orienter les investissements sectoriels pour les rendre plus  respectueux des forêts et de se faire maximiser  les bénéfices économiques ». Aussi « A travers un aménagement du territoire bien formé et  coordonné et de politique appropriée, les pays peuvent se développer sans dilapider leur capital naturel », a-t-il conclu. 
 
Le Bassin du Congo connaît certes un taux de déforestation faible, mais cela ne le met pas à l’abri des menaces. C’est à juste titre que  M. Raymond MBITIKON, Secrétaire Exécutif de la COMIFAC  a souligné l’importance de cette conférence  «  Les informations issues de cette étude représentent pour la sous-région une base de données très  importante qui pourraient aider nos pays dans les négociations internationales  sur les forêts  et le changement climatique… En effet, pour garantir la durabilité du développement économique et social, les gouvernements des pays de la sous-région devraient se doter  de politiques et de schémas nationaux d’aménagement du territoire » a-t-il précisé.
 
Faisant référence au 1er   Sommet des Chefs d’Etats d’Afrique Centrale sur la gestion durable des forêts qui ont manifesté leur attachement aux principes de conservation de la biodiversité et de gestion durable des écosystèmes forestiers, ainsi que le droit  des peuples à compter sur les  ressources forestières pour soutenir leurs efforts de développement économique et social, Son Excellence, M. BAVON  NSA MPUTU, Ministre de l’Environnement, de la Conservation de la Nature et Tourisme de la RDC, espère que : « Cette conférence régionale apportera plus de solutions qui permettront aux pays du Bassin du Congo de mieux gérer ses ressources naturelles  dans le respect de l’équilibre écologique, car l’humanité toute entière compte sur le Bassin du Congo pour protéger l’atmosphère ».
 
Cette conférence dont le thème est centré sur  « Réconcilier la croissance économique et protection de la forêt » fait ressurgir une fois de plus la problématique de conciliation entre l’exploitation forestière et le développement économique et social a martelé le Vice-Premier Ministre. Il a poursuivi ses propos en mentionnant  les défis auxquels sont confrontés les pays du Bassin Congo, notamment ceux de promouvoir le développement économique et de réduire la pauvreté, tout en préservant le capital naturel et particulièrement le capital forestier. Les causes de la déforestation restent et demeurent  les activités de subsistance telles que l’agriculture à petite échelle et, la récolte du bois de chauffage. 
 
Pour le Vice- Premier ministre, l’étude menée par madame Carole MEGEVAND paraît en toute évidence « une réponse à un développement  respectueux de l’environnement et des ressources naturelles en privilégiant la planification participative dans tous  les secteurs vitaux de développement pour l’ensemble du Bassin du Congo ». Enfin, il a procédé à l’ouverture officielle des travaux. 
 
Les travaux se sont poursuivis en plénière par des communications et échanges fructueux dans les sessions thématiques suivantes : présentation globale de l’étude, agriculture, exploitation minière, exploitation forestière, transport, énergie et recommandations transversales.  
Au terme des travaux de cette conférence, plusieurs recommandations ont été formulées en terme de perspectives, notamment la nécessité de la coordination intersectorielles pour la gestion durable des ressources naturelles, l’importance de politiques d’affectation des terres et de schémas d’aménagement du territoire, etc. 

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