Données géographiques - CAMEROUN

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Le Cameroun dispose du deuxième massif forestier d’Afrique après la République Démocratique du Congo (ROC), soit environ 22,5 millions d’hectares. C’est le 5ème  rang africain du point de vue de la diversité biologique.

Dans les années 2000, le secteur forestier représentait le deuxième poste d’exportation, après le pétrole. Il emploi plus de 45 000 personnes et représente plus de 4 % du PIB.

Depuis 15 ans, le Cameroun s’est engagé dans une démarche très sérieuse vers l’exploitation responsable, la préservation de la biodiversité et la transformation locale. Ainsi le régime des licences a été remplacé par celui des UFA attribuées pour une période de 30 ans, ce qui permet aux entreprises bénéficiaires de faire des investissements plus lourds et de participer à la gestion durable.

À côté du régime des UFA, le gouvernement a également mis en place le régime des forêts communautaires et les forêts communales pour permettre aux communautés villageoises d’exploiter elles même les forêts qui sont sur leur territoire. Cette exploitation qui se fait souvent en partenariat avec des entreprises privées relativement professionnelles, donne néanmoins, lieu à beaucoup de dérives. Tous les régimes reposent sur la validation du plan d’aménagement après inventaire.

De manière globale, cette disposition a permis d’améliorer la gestion de la forêt au Cameroun avec notamment la certification de très nombreux exploitants (FSC, OLB, TLTV) avec ce qu’elle implique comme contrainte dans la traçabilité du bois et les investissements à consentir sur le plan social interne (au bénéfice des employés) et externe (au bénéfice des villages riverains). Mais le poids de l’exploitation illégale reste lourd. Soutenu par les bailleurs de fonds, notamment l’Union Européenne dans le cadre du (FLEGT) (Forest Law Enforcement, Governance and Trade), un grand projet d’informatisation de la filière bois est en cours d’élaboration (STBC : Système de Traçabilité du Bois au Cameroun). Il devrait aboutir à terme à la mise en place d’une base de données centralisée pour l’ensemble de la filière. Cette base de données permettrait d’une part, de sécuriser les recettes forestières et d’autre part, de mettre plus ou moins fin à l’exportation du bois illégale.

Selon L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), près de 2 millions d’hectares de forêts furent perdus entre 1980 et 1995 – prés d’un dixième de la couverture forestière qui existait en 1980. Les taux de déboisement étaient d’environ 0.6 pour cent par an au cours de cette période, ce qui est le 2ème taux le plus fort du Bassin du Congo.