Données géographiques - RDC

 Drapeau

La République Démocratique du Congo est située au cœur de l’Afrique et couvre une superficie de 2.345.000 km2. Sur le plan socio-politique, la situation du pays reste fragile en dépit des progrès enregistrés dans le processus de transition. Cette fragilité est due à l’acuité de la crise sociale et à la persistance des tensions dans l’Est du pays. L’économie congolaise a favorablement réagi au retour de la paix et aux efforts de stabilisation et de réformes entrepris par le Gouvernement depuis 2001.

Du point de vue de sa couverture végétale, la RDC possède environ 145 millions d’hectares de forêts naturelles représentant environ 10% de l’ensemble des forêts tropicales du monde et plus de 47% de celles de l’Afrique. Ces forêts jouent un rôle dans la conservation de la biodiversité.

La RDC est de loin le pays d’Afrique doté de la biodiversité la plus élevée. Elle héberge des espèces endémiques comme l’okapi, le rhinocéros blanc, le gorille de Grauer, le bonobo et le paon congolais.

 Les forêts de la RDC ont également une importance socio-économique pour les populations locales et autochtones qui y vivent et en dépendent pour leur survie. Le secteur forestier de la RDC dispose au plan institutionnel, d’un Ministère de l’Environnement appuyé dans l’accomplissement de ses missions par deux structures para-étatiques, l’Institut des Jardins Zoologiques et Botaniques  du Congo (IJZBC) et, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).

Concernant la mise en œuvre du plan de convergence, la RDC à travers son code forestier, a développé sa propre vision de la gestion forestière tout en tenant compte des tendances en cours dans la sous-région et au niveau international. L’aménagement durable est désormais obligatoire dans toutes les forêts de production du domaine permanent. Sur le plan de l’organisation du territoire forestier, le découpage des forêts se fait désormais selon trois catégories qui  correspondent chacune à une vocation prioritaire: les forêts de conservation, les forêts de production permanente et les forêts vouées au développement rural ou à d’autres affectations.

En ce qui concerne la gestion participative des ressources, le nouveau Code prévoit une gestion directe par les communautés locales des ressources forestières du domaine rural à travers le concept de concession communautaire ainsi que, la participation de tous les acteurs par l’établissement de conseils consultatifs provinciaux. En outre, il est désormais prévu le partage des bénéfices issus de l’exploitation du bois par la rétrocession de 40 % du produit des adjudications aux entités locales décentralisées. Concernant la valorisation durable des ressources forestières, la RDC s’est engagée dans un processus de réorganisation des modalités d’octroi des concessions forestières d’un système de distribution discrétionnaire des contrats de concession vers un cadre d’accès fondé sur l’adjudication publique, afin de garantir une meilleure transparence dans l’attribution des titres d’exploitation.

Dans le domaine de la conservation de la diversité biologique, le défi du Gouvernement est de développer le réseau actuel des aires protégées (PN de la Garamba, de Salonga, de Virunga et de Kahuzi-Biega,...) pour qu’il atteigne 15% du territoire national contre 8 % actuellement.