La croissance verte au centre des débats de la quinzième réunion du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo

Yaoundé, capitale politique de la République du Cameroun, a abrité du 18 au 19 juin 2015, la quinzième réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), sous  le thème « Ecosystèmes du Bassin du Congo : capital naturel, producteur de valeur économique et moteur de croissance verte pour le bien-être de ses populations ». Les travaux de la réunion ont été ouverts par le Vice-Premier Ministre du gouvernement camerounais, Amadou Ali, en présence des Ministres de la COMIFAC, du Secrétaire Exécutif de la COMIFAC, du représentant du Secrétariat général de la CEEAC, des ambassadeurs et chefs de mission diplomatiques, du facilitateur du PFBC et des représentants des organisations internationales et sous-régionales, ainsi que les représentants  des organisations non gouvernementales et de la société civile.

Yaoundé a été du 15 au 19 juin 2015 dernier, capitale du Bassin du Congo. Elle a abrité successivement plusieurs réunions et colloques en prélude de la 15ème réunion du Partenariat pour les Forêts du Congo (PFBC). Parmi les différents événements, on peut citer la cinquième édition des Journées des Aires protégées d’Afrique Centrale sous l’égide du Réseau des Aires Protégées d’Afrique Centrale (RAPAC), le Conseil des Ministres de l’Organisation pour la Conservation de la Faune Sauvage en Afrique (OCFSA) et les réunions du comité tri national de supervision et d’arbitrage (CTSA) du Tri National de la Sangha(TNS) et du comité tri national de supervision et d’arbitrage (CTSA) du Tri National Dja-Odzala-Minkebé. 

Dans son discours d’ouverture, Son Excellence Amadou Ali, Vice-Premier Ministre du Cameroun, a salué les initiatives de gestion durable des ressources forestières dans la sous-région, notamment la mise en place du PFBC. En phase avec le thème de la réunion, le Vice Premier Ministre a souligné qu’on peut faire du secteur forestier, un puissant moteur de développement économique, social et culturel au Cameroun. Abordant dans le même sens cette idée, M. Philp NGOLE NGWESE, Ministre des Forêts et de la Faune pense que grâce au plan d’industrialisation du secteur Bois au Cameroun, le secteur sera valorisé avec le système de transformation et du développement des marchés locaux et internationaux. Ceci impliquera nécessairement la formation et la bonne gouvernance forestière.

Le thème de la réunion a mis en relief l’importance économique des forêts, comme une ressource renouvelable  et une opportunité pour la promotion de l’économie verte a signalé M. Henri DJOMBO, Ministre des Forêts et de l’Economie durable du Congo Brazzaville qui a prononcé son discours en qualité de représentant du Président en Exercice de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). En effet, 20 % de la superficie totale des forêts du Bassin du Congo produisent annuellement environ 17 000 000 m3 de bois, et 102 000 000 m3 de combustible ligneux. Pour le Ministre congolais, la contribution du secteur au PIB varie de 2% à 5% entre les pays du bassin du Congo. « Outre, les différentes taxes et redevances payées pour l’exploitation des produits forestiers, les sociétés forestières apportent une contribution importante au développement local, à travers la création des emplois et des infrastructures économiques et sociales telles que les routes, les structures sanitaires et scolaires, l’eau et l’électricité » a-t-il affirmé.   Parlant des avantages qu’offre le secteur forestier, le ministre Henri DJOMBO a aligné toute une panoplie d’activités capables de booster la croissance verte. De la transformation poussée et diversifiée du bois, à la valorisation des déchets  et l’artisanat, en passant par  l’agroforesterie, la valorisation des produits forestiers non ligneux à travers des industries alimentaires, pharmaceutiques et cosmétiques, la cogénération pour la production d’une énergie propres, le tourisme écologique, les plantations forestière et l’éco-construction, sont autant d’activités qui impliquent aussi bien les communautés locales et autochtones et permettent de créer des revenus et des emplois décents dans la sous-région.

Cette réunion du PFBC  constituait la dernière organisée par la facilitation américaine. Les participants ont à cet effet, fait le bilan des actions menées par la facilitation américaine pendant les deux années de son mandat.

 Pour la reprise de la facilitation, l’Union Européenne a officiellement annoncé à travers une déclaration de son Ambassadeur au Cameroun, sa décision d’assurer la facilitation du PFBC pour les deux prochaines années, et ce, à compter de mars 2016. Toutefois en attendant la reprise officielle de la facilitation par l’Union Européenne, une période de transition de six mois sera assurée par le consortium charge de la facilitation actuelle du PFBC.

La quinzième réunion du PFBC a permis par ailleurs d’encourager à travers un prix honorifique à tous ceux qui ont œuvré de façon significative à la gestion durable et à la valorisation des ressources forestières dans la sous-région. 

Il faut rappeler que le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) a été lancé par M. Colin Powell, Secrétaire d’Etat américain, lors du Sommet Mondial sur le Développement Durable à Johannesburg en septembre 2002. Il s’agit d’un partenariat volontaire, non-contraignant enregistré auprès de la Commission pour le Développement Durable des Nations Unies. Il regroupe environ 70 partenaires, incluant les pays membres de la COMIFAC, les pays développés des organisations internationales, des ONG, des représentants des institutions de recherche et du secteur privé.

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