Les experts climat de la sous-région se retrouvent à Douala pour restituer les résultats du projet REDD-PAC

Les acteurs sous-régionaux de la REDD+ se sont réunis en atelier, du 24 au 25 septembre 2015, à Douala, pour faire la restitution sous-régionale du projet « Centre d’Evaluation des politiques REDD+ » en anglais « REDD+ Policy Assessment Center », en sigle REDD-PAC. L’objectif était de partager les résultats du projet REDD-PAC avec les acteurs nationaux et sous-régionaux de la mise en œuvre de la REDD+ et des politiques de conservation de la biodiversité, en vue d’une meilleure appropriation pour la perspective des négociations futures sur le climat.

La cérémonie des travaux a été présidée par M. Martin TADOUM, Secrétaire Exécutif Adjoint de la COMIFAC, en présence des membres de l’équipe du projet REDD-PAC,  Coordonateur nationaux REDD+, Points focaux biodiversité d’Afrique Centrale, Consultants nationaux des pays pilotes, les représentants de UNEP-WCMC et de IIASA, Points focaux climat d’Afrique Centrale et quelques partenaires des projets sous-régionaux.

Dans son mot de circonstance, le Secrétaire Exécutif a rappelé l’objectif du projet REDD-PAC et a tenu avant tout à signaler la complexité du mécanisme REDD+. Selon lui, plusieurs pays d’Afrique Centrale se sont engagés dans le processus REDD+, mais sont par ailleurs confrontés aux défis méthodologiques et techniques. Il a à ce sujet dit ce qui suit : « Or, comme nous le savons tous, ce processus est assez complexe et exige de la part des pays de la sous-région, la mise en place des outils méthodologiques et de développer des capacités  nécessaires pour justifier les efforts en matière de réduction des émissions dues à la dégradation et la déforestation afin de pouvoir bénéficier les financement REDD » Parlant des efforts de la COMIFAC, M. Martin TADOUM a précisé que la COMIFAC  accompagne ses pays membres dans le processus REDD+. « Ainsi les partenariats et les financements sont mobilisés pour appuyer les efforts de la sous-région. C’est dans ce cadre que le projet REDD-PAC  a été développé avec l’appui financier du gouvernement allemand à travers l’initiative internationale pour le climat  avec l’appui technique de l’IIASA et UNEP-WCMC » a-t-il poursuivi.

Pour sa part, la représentante de IIASA, Aline Monier souligne ce qui suit: « Nous allons partager avec vous aujourd’hui ce que nous avons compris des dynamiques de déforestation et de changement de terres  dans le Bassin du Congo, et comment nous allons essayer d’adapter notre modèle GLOBIOM, pour représenter ses dynamiques » Elle a poursuivi son propos en disant « Le GLOBIOM est un outil complexe. Nous voulons faire en sorte que les modélisateurs et les décideurs parlent un même langage ». C’est le lieu ici de rappeler que le projet REDD-PAC est élaboré  dans l’optique d’apporter des éléments de compréhension des futurs facteurs de déforestation et de dégradation pour analyser grâce à son modèle économique GLOBIOM, l’impact du développement des principaux secteurs ayant une incidence sur le couvert forestier.

Sur cette base,  les experts de la sous-région ont durant deux jours, fait le bilan des différentes réalisations du projet. Ce bilan s’est concentré sur l’état d’avancement des activités et les résultats obtenus au niveau sous régional et dans  chaque pays pilotes concernés à savoir le Cameroun, le Congo et la RDC.

A travers les échanges très instructifs, plusieurs experts se sont exprimés au travers des présentations. On a pu  apprécier  l’état d’avancement des activités et des résultats déjà obtenus par le projet. A cet effet, au niveau sous régional, le modèle CongoBiom a été amélioré et les modèles nationaux des trois pays pilotes développés. Les résultats de ce projet apparaissent comme des outils d’aide à la décision pour les autorités nationales. En effet, ces résultats devraient contribuer à l’élaboration de stratégies nationales et plans d’action REDD d’une part, et à la définition de scénarios de référence des émissions de forêts d’autre part.  

Au terme de deux jours de travaux, les participants ont pu convenir sur la manière dont la modélisation avec GLOBIOM pourront appuyés le processus de négociation et d’implémentation de la REDD+. A la clôture desdits travaux,  le Secrétaire Exécutif  Adjoint de la COMIFAC, s’est dit satisfait de la manière dont se sont déroulés les travaux, et a encouragé les participants à restituer  les conclusions de cette rencontre auprès de leurs hiérarchies respectives de retour dans leurs pays.

Financé par l’Initiative Internationale pour le Climat du gouvernement allemand, le projet REDD-PAC est mis en œuvre par IIASA, en collaboration avec l’Institut brésilien pour la Recherche Spatiale (INPE), le Secrétariat Exécutif de la COMIFAC et le Centre Mondial d’Evaluation de la Conservation du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP-WCMC).

 

 

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