Les experts du domaine des forêts et de l’environnement renforcent leur capacité sur la REDD+

En prélude à la 14ème session du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), en partenariat avec la Facilitation américaine du PFBC, du Service Forestier des Etats Unies,  le Gouvernement norvégien, la Banque mondiale et l’Union Internationale pour le Conservation de la Nature (UICN), a organisé du 06 au 07 octobre 2014, à Brazzaville,  l’atelier  de  renforcement des capacités  sur la REDD+. Cet atelier devrait permettre aux coordonnateurs nationaux des processus  REDD+, aux négociateurs climat, aux représentants de la société civile  et aux responsables des médias, d’échanger sur les questions liées à l’interface REDD+/aménagement durable des terres, à la mise en œuvre des conclusions prises dans ce domaine lors de la 19ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques tenue en décembre 2013 à Varsovie.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier a eu lieu dans la grande salle de l’auditorium du Ministère des Affaires Etrangères en présence des autorités et de plusieurs acteurs du secteur forêts et environnement.  Des discours ont été tour à tour prononcés par le Secrétaire Exécutif de la COMIFAC, Madame l’ambassadrice des USA au Congo, et par le Ministre de l’Economie Forestière et du Développement Durable du Congo.
Vu la complexité du mécanisme  REDD+, M. Raymond MBITIKON, Secrétaire Exécutif de la COMIFAC estime qu’il est nécessaire  que la sous-région dispose  d’un vivier d’expertises liées à la thématique et d’autres domaines connexes. Pour ce faire, il est important  que les gens soient formés et leur  capacités renforcés dans les domaines juridiques, scientifiques, économiques, ainsi que dans les techniques de conduite des négociations internationales. « Pour mieux défendre la position de l’Afrique centrale face à celle des autres régions du monde, il convient que nos experts disposent des données scientifiques fiables et des données nécessaires » a-t-il souligné.

Madame l’ambassadrice des USA a été pour sa part plus alarmiste en citant l’exemple des catastrophes et des séismes observés ces derniers temps. Il faut impérativement faire quelque chose pour éviter une crise alimentaire a-t-elle ajouté.

Le Ministre Monsieur Henri DJOMBO, de son côté, a présenté les effets du changement climatique de plus en plus négatifs aux plans économique, social et environnemental, comme l’une des grandes menaces de l’humanité.  Déclarant en passant les efforts fournis dans la sous-région en matière de réduction de gaz à effet de serre, le ministre congolais de l’Economie Forestière et du développement Durable  a reconnu également la complexité dans la mise en œuvre du mécanisme REDD qui, selon lui est essentiellement contrôlé par les experts financiers qui ne s’appuient  que sur les principes théoriques  et ne prennent pas en compte les efforts  déjà consentis en   Afrique Centrale. « Comme on peut s’en rendre compte, l’aménagement et la certification  des concessions forestières, la création  et l’aménagement des aires protégées sont des actions concrètes  menées par la plupart des pays du bassin du Congo depuis plusieurs années, et qu’elles permettent de réduire les émissions issues de la déforestation et de la dégradation forestière. Le processus REDD+ est un nouveau concept qui poursuit donc le même objectif » a-t-il renchéri.

Au terme des travaux, cet atelier fournira aux points focaux (négociateurs du nouveau régime climat), aux coordonnateurs REDD+, ainsi qu’aux organisations de la société civile d’Afrique centrale, de plus grandes connaissances de la REDD+ dans le contexte de l’Afrique centrale.

En guise de rappel, le processus REDD+ a été retenu à la Conférence de Bali sur le climat en 2007, comme moyen efficace pour l’atténuation de l’effet de serre, et a été pris en compte dans l’Accord de Copenhague sur le nouveau régime climat et devrait permettre aux pays forestiers en développement de disposer des appuis financiers dans le cadre du Fonds Vert pour le climat, créé en 2008 à Cancun au Mexique.
 

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