Brazzaville, 16 octobre 2026 | Après cinq jours de travaux, la mission d’évaluation du Programme d’appui à la gestion des paysages forestiers résilients au climat et durables dans le Bassin du Congo, conduite par la Banque africaine de développement (BAD), s’est achevée le 16 octobre 2026 à Brazzaville.
Ouverte le 12 octobre, cette mission a constitué un cadre d’échanges techniques et institutionnels consacré à l’examen des différentes composantes du programme, à l’affinement de ses modalités de mise en œuvre et à la consolidation des orientations nécessaires à sa prochaine étape.
Cinq jours de concertation et d’analyse
Durant les cinq jours de travaux, les échanges ont porté notamment sur la structuration de la composante nationale du Congo, les dimensions budgétaires et fiduciaires, la gouvernance, l’organisation territoriale, les mécanismes de suivi, la restauration des paysages, les plantations, la séquestration du carbone ainsi que les modalités d’accompagnement des jeunes dans les métiers verts.
Les participants ont également examiné la composante régionale portée par la COMIFAC. Celle-ci prévoit notamment une unité de gestion régionale rattachée au Secrétariat exécutif de la COMIFAC, chargée de coordonner les unités nationales sous l’autorité d’un comité de pilotage régional. Les activités seraient mises en œuvre par des ONG et associations sélectionnées à travers des appels à projets, avec une supervision assurée par les Coordinations nationales.
Les discussions ont permis de mettre en évidence l’importance d’une articulation cohérente entre les interventions nationales et régionales, tout en veillant à la complémentarité avec les initiatives déjà soutenues par les partenaires techniques et financiers.
Des enseignements tirés des expériences antérieures
Une place importante a également été accordée au partage d’expériences. Les échanges autour du PRODIVAC et du processus REDD+ au Congo ont permis d’identifier plusieurs facteurs susceptibles d’affecter la mise en œuvre des programmes, notamment la sécurisation foncière, les circuits financiers, les délais de passation et de signature des contrats ainsi que la transmission des rapports.
Ces expériences ont ainsi alimenté les discussions sur les mécanismes à mettre en place afin de renforcer l’efficacité opérationnelle du futur programme.
La question foncière a particulièrement retenu l’attention. Les participants ont souligné la nécessité de prendre en compte, dès la conception et la préparation des activités, la sécurisation des sites, la cartographie participative et la reconnaissance des droits des détenteurs coutumiers.
Une restitution consacrée aux principales orientations
La dernière journée de la mission a été marquée par une séance de restitution tenue à l’hôtel Hilton de Brazzaville et présidée par Madame la Ministre de l’Économie forestière. Cette rencontre a permis de revenir sur les principales conclusions des travaux et d’identifier les actions à engager pour la poursuite du processus.
Parmi les principales orientations retenues figurent la poursuite de la consolidation du budget, la clarification du périmètre géographique des interventions, la formalisation des conventions et du mécanisme de paiement lié à la production certifiée, ainsi que la clarification des responsabilités entre les différentes structures impliquées.
La question foncière a également fait l’objet d’une attention particulière. La BAD a rappelé que la sécurisation effective des terres constitue une condition importante de son appui. Une démarche conjointe entre les ministères en charge de l’Économie forestière et des Affaires foncières a ainsi été envisagée, notamment à travers une équipe mixte et une cartographie participative associant les détenteurs de droits coutumiers.
Des avancées et des prochaines étapes
La clôture de la mission a également permis d’annoncer des avancées importantes, notamment la levée du blocage du compte du projet et la perspective d’un décaissement à la suite de la validation des rapports d’audit.
Les prochaines étapes portent notamment sur le lancement d’une première mission foncière conjointe, la finalisation du budget et du nombre de départements concernés, la rédaction des conventions, la définition du mécanisme de paiement à la production certifiée et la consolidation des documents destinés à la Banque.
Au terme de ces cinq jours de travaux, la mission aura ainsi permis de renforcer le dialogue entre les différentes parties prenantes et de faire progresser la maturation technique et institutionnelle du programme.
Pour la COMIFAC, cette dynamique participe à la consolidation des initiatives régionales et nationales en faveur de paysages forestiers durables, résilients au changement climatique et contribuant aux objectifs de développement durable dans le Bassin du Congo.
La COMIFAC réaffirme ainsi son engagement à accompagner les États membres et leurs partenaires dans la mise en œuvre de solutions concertées pour la conservation, la restauration et la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale.

