À propos

États membres

Plan de convergence

Projets

Documents

Actualités

COP 26

Commission des Forêts d’Afrique Centrale
Une dimension régionale pour la conservation, la gestion durable et concertée des écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale

Burundi    cameroun   Congo   Gabon   Guinée Equatoriale   Centraenique   Congo démocratique   Rwanda   Sao Tomé et Principe   Tchad

Cherchez notre site

Paris, France, 6 octobre 2021- Cette interpellation a été faite par M. Jules Doret Ndongo, ministre des forêts et de la faune du Cameroun, président en exercice de la COMIFAC devant la communauté internationale lors de la conférence sur de l’initiative de Paris sur la préservation des forêts d’Afrique centrale.

Jules Doret Ndongo, porte-voix des pays de l’Afrique centrale membres de la COMIFAC, dans son intervention a relevé de nombreux défis que font face les pays de la COMIFAC en terme de la conservation et la gestion de ce patrimoine. Il a souligné la lancinante question de la compensation que les pays de la COMIFAC ont toujours attendu, « …cette question demeure. Des solutions apportées ne nous semble pas appropriées. Combien des fois les résolutions ont été prises à l’issue des sommets internationaux importants sur le climat, solution promettant le relèvement des financements en direction de nos pays avec, cependant, des mécanismes d’accès plutôt complexes. Sur un autre plan, 1% seulement de la finance climatique va en direction des pays d’Afrique centrale pour des flux plus élevé des pays d’Asie du sud-est et pour l’Amazonie ».

Pour le premier en exercice de la COMIFAC, la sous-région n’est pas traité à sa juste valeur au regard des efforts consentis par les pays de l’Afrique centrale. « C’est en deçà de nos attentes au regard des efforts qui sont demandés aux pays de la sous-région.et au regard du rôle central que joue les forêts d’Afrique centrale dans la régulation du climat mondial et dans la lutte contre le changement climatique. C’est pourquoi, nous pensons que notre sous-région devrait bénéficier d’appui financier équitable, au moins à hauteur de 30% minimum des fonds climat ».

Il a lancé un appel à la communauté internationale d’assouplir les conditions pour accéder aux financements. « Par ailleurs, nous sommes d’avis que l’accès audit financement devrait être facilité par des mécanises réalistes et adaptés à nos pays. Nous comptons sur le soutien de la communauté internationale pour que ces questions et d’autres soient portées et mise en lumière, mise sur la table des négociations à l’occasion de la COP26 ». A-t-ll déclaré.

Le ministre Jules Doret Ndongo a interpelé cette communauté internationale qui promet, mais a du mal à réaliser leurs promesses. « Nous interpelons également la communauté internationale sur les aspects ci-après : des investissements étrangers et innovants dans les industries fondées sur le développement durable telles que l’énergie renouvelable ; la transformation plus poussée du bois ; une meilleure coordination et harmonisation des appuis financiers conformément aux dispositions de l’Accord de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement : une meilleure prise en compte dans les relations économiques internationales aux enjeux liés à la conservation ».

Le président en exercice de la COMIFAC a fait une projection afi d’arriver la mise en œuvre effective du document boussole de l’institution sous-régionale. « En terme des perspectives, les pays de la COMIFAC demeurent solidaires et engagés pour renforcer le partenariat visant à soutenir la mise en œuvre de notre Plan de convergence pour un développement économique, social qui profite aux populations notamment aux peuples autochtones, riverains des massifs forestiers ». a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que « l’objectif ultime est de faire face avec efficacité aux enjeux émergents qui pourraient fragiliser des efforts déjà consentis pour la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers ».