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Commission des Forêts d’Afrique Centrale
Une dimension régionale pour la conservation, la gestion durable et concertée des écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale

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New Delhi, Inde 02 - 13 septembre 2019- La 14ème Conférence des Parties de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP14) a donné l’occasion aux pays en développement de constater qu’ils doivent prendre leurs responsabilités face à l’inaction de la communauté internationale et particulièrement des pays pollueurs. Le Premier Ministre indien, Narendra Modi se propose à cet effet comme leader pour une coopération sud-sud avec ses pairs africains et des iles.

 

Près de 5 000 personnes ont pris part à cette Conférence : des ministres, des scientifiques, des chercheurs, des acteurs du secteur privé, des organisations de la société civile.

Lors de cette réunion qui se tient tous les deux ans, les gouvernements et autres parties prenantes font le bilan des actions passées et décident de stratégies et moyens concrets pour atteindre les objectifs fixés pour la préservation et la restauration des terres. 135 des 196 pays membres de la Convention ont transmis des données sur la dégradation de leurs terres.

Les sujets abordés ont été notamment : l’interaction entre le climat et les terres, l’optimisation de la diversité alimentaire, la demande en énergie des terres, le lien entre les activités rurales et urbaines, l’effet négatif de la dégradation des terres sur la pauvreté et la santé humaine.

Le dernier rapport du GIEC a mis en lumière l’urgence de la situation qui nécessite des actions concertées et de l’innovation financière. « Plus de 1,3 milliard de personnes dépendent directement des terres appauvries pour survivre et chaque année, les conséquences de la désertification représentent un coût d’environ 400 milliards de dollars. Des synergies doivent se former et se développer pour inverser les phénomènes qui dégradent nos terres.

« Les pays en développement n’ont plus besoin de chèques en blanc concernant les réalités environnementales de la planète. La communauté internationale semble dépassée par moment et donc, les pays vulnérables doivent agir. » Une proposition très applaudie du Premier Ministre Ralph GONSALVES de l’ile St Vincent et Grenadine dans les Caraïbes, invité spécial de la Convention à cette Cop 14 sur la Désertification et la Dégradation des sols. Les iles et les pays en développement parmi lesquels les pays africains, sont ceux qui subissent le plus les conséquences des changements climatiques et donc, la sécheresse et la dégradation des terres forestières. Ralph Gonsalves, inquiet, entrevoit d’ailleurs cela comme une Apocalypse, avec la menace réelle à la survie de l’humanité. Pourtant, « la terre est sacrée et elle devrait être traitée comme une mère que l’on chérit », d’après le Premier Ministre indien Narendra Modi. Malheureusement, la réalité aujourd’hui en est toute autre. Le monde est confronté a un impact climatique qui se voit sur les animaux et les plantes, avec une dégradation sur les terres, la multiplication des tempêtes de sable et de poussière ainsi que l’élévation du niveau de la mer. Il est donc urgent pour les pays les pays touchés par ces phénomènes de désertification et de dégradation des sols d’échanger les meilleurs pratiques entre eux. L’Inde a tellement à mettre sur la table des échanges, d’après le Président de la Cop14 et non moins Ministre de l’environnement, des forets et du changement climatique, Prakash Javedkar.

Depuis la Cop21 à Paris, le pays avait déjà pris ce rôle de leader au sérieux, à travers une proposition concrète à accompagner les pays africains à la conquête de l’énergie solaire. Ce qui explique d’ailleurs le choix de l’Inde pour abriter cette Cop14 ici à New Dehli. En outre, l’Inde est un exemple en matière de restauration des terres forestières avec 21 millions d’hectares reboisés et des actions
multiples dans la gestion des ressources en eau. Sa collaboration avec les pays en voie de développement sera très bénéfique dans un environnement ou les rendements des cultures sont en baisse alors que la demande va en augmentation. Il faut désormais aux pays en développement d’investir dans la nature, selon Amina Mohammed, Vice-Secrétaire Générale des Nations Unies, présente à ce segment de haut niveau. Pour elle aussi, nouer des partenariats est bénéfique.

Depuis New Delhi, Line Rénée Anaba Batongue, journaliste RECEIAC