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Commission des Forêts d’Afrique Centrale
Une dimension régionale pour la conservation, la gestion durable et concertée des écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale

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Glasgow, Ecosse, 10 novembre 2021
« En matière d’atténuation, sont à saluer avec leurs effets positifs sur l’environnement, les mesures visant à l’Interdiction de la coupe abusive du bois vert, de son transport et de sa commercialisation sur l’ensemble du territoire national ainsi que celles relatives à la substitution du gaz butane au bois énergie à travers un mécanisme de subvention d’un coût annuel de 3,5 milliards de CFA sur le Budget Etat », se félicite le chef du département de l’environnement, Mahamat Ahmat Lazina dans son discours de ce jour.
Il affirme qu’en outre, le Tchad s’est engagé à produire 200 Gigawatt-heure par an d’énergie solaire et 50 Gigawatt-heure par an d’énergie éolienne avec la construction d’une ligne nationale de 225 kilovolts pour interconnecter toutes les villes. « A cet égard, un effort tout particulier est nécessaire de la part des pays développés pour faciliter l’accès aux énergies renouvelables en les rendant moins onéreuses que les combustibles fossiles », déclare le ministre de l’environnement.
Dans le cadre de la protection de la couche d’ozone indique le ministre, le Tchad a réussi à éliminer la consommation de ses 27,4 tonnes métriques des Chlorofluorocarbones (CFCs) en 2010 à travers un système de délivrance des licences et des quotas annuels pour contrôler les importations des substances nocives pour la santé humaine et l’environnement. Depuis 2011, notre pays se trouve dans la trajectoire d’élimination de ses 292,7 tonnes métriques des Hydro chlorofluorocarbones (HCFCs).
« Tout comme pour l’Amendement de Kigali sur les HFCs, le Tchad vient de ratifier l’Amendement de Doha qui est la preuve évidente d’une volonté politique nationale affichée d’œuvre en faveur du climat », mentionne-t-il.
Il a aussi souligné un élément très important, mais quelque peu méconnu, par bon nombre de personnes ici présentes. Il s’agit de la poussière de Bodélé, issue de la dépression du Djourab, située dans le nord du Tchad, qui selon des études scientifiques fortement établies, contribue à travers ces particules riches en minéraux en termes de nutriment à l’équilibre des écosystèmes marins de l’atlantique et de la forêt Amazonienne, qui est le premier poumon écologique de la planète. « Cette contribution inestimable du Tchad, à l’équilibre écologique mondial mérite une attention particulière de la communauté internationale et devrait être formellement reconnue comme telle. Dans cette même lancée, le Tchad soutien fortement la Déclaration de Durban sur les mesures à prendre en vue de la préservation de l’environnement et de la prospérité en Afrique et la Décision d’Agir pour la viabilité à long terme de l’environnement et des ressources naturelles en Afrique », sollicite-t-il.
C’est pourquoi ajoute le ministre le Tchad souscrit entièrement aux domaines d’intervention prioritaires en Afrique que sont les économies circulaire, bleue et océanique, la biodiversité et les énergies renouvelables, comme solutions novatrices pour relever les défis environnementaux et instaurer des modes de consommation et de production durables et invitons le Programme des Nations Unies pour l’Environnement à ériger ces domaines au rang de priorité dans ses activités en Afrique. « Naturellement, en tant que pays vulnérable, le Tchad soutient les positions exprimées par les Groupes des négociateurs africains, des pays les moins avancés et du G77 et la Chine, en termes d’urgence climatique ».
Les difficultés….
Pour le ministre, au regard du contexte économique et financier actuel peu favorable dans lequel se trouve plongé nos Etats, il saisit cette opportunité pour exhorter tous les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) à continuer d’apporter aux pays en développement leurs appuis multiformes sans lesquels, il leur serait difficile de respecter leurs engagements.
Aux autres mécanismes de financements internationaux de la gouvernance environnementale et d’action climatique, notamment le Fonds Vert Climat et le Fonds d’Adaptation, je lance un vibrant appel aux fins d’un allègement significatif de leurs procédures contraignantes, en vue de permettre à nos Etats en voie de développement un accès rapide et directe à leurs ressources, pour faire face à leurs engagements.
« Pour rappel, je voudrais signaler que le Tchad notre pays, porte d’entrée du désert qui avance de 4km par an, constitue un rempart pour les pays abritant les forêts du bassin du Congo, qui sont le 2e poumon écologique mondial. Si cette digue venait à se rompre, c’est tout le bassin du Congo qui en subirait les effets pervers. C’est la raison pour laquelle du haut de cette tribune, je plaide pour plus de financements climatiques au Tchad, dans le cadre de ses efforts dans la mise en œuvre de son vaste programme de restauration des terres dégradées et des écosystèmes. L’urgence climatique étant là, il faut agir vite et maintenant, sinon il sera trop tard », a-t-il- conclu.
Edouard Takadji (Attaché de Presse/MEPDD)