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Commission des Forêts d’Afrique Centrale
Une dimension régionale pour la conservation, la gestion durable et concertée des écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale

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Yaoundé, Cameroun, le 13 janvier 2021 - La Commission des forêts d'Afrique centrale (Comifac), organisme commun aux pays de la sous-région chargé de la coordination des actions en matière de conservation et de gestion durable des écosystèmes forestiers, annonce l’adhésion de la République d’Angola à l’institution en tant que onzième État-membre. Le 20 octobre, le Président João Lourenço, après un vote à l’Assemblée nationale angolaise, a signé la lettre d’adhésion de son pays.

 

Le travail entre l’Angola et la Comifac a déjà commencé. Les 11 pays vont poursuivre leurs efforts de coordination et d’harmonisation des politiques publiques en faveur des 268 millions d’hectares de couverture forestière du Bassin forestier du Congo, et de ses 100 millions d’habitantes et habitants. Les États-membres continueront de classer de plus en plus de surface en aire protégée. L’Angola participera aussi à la collecte et à la publication de données cruciales pour l’adaptation des politiques publiques dans cette zone exceptionnelle et fragile.

Le Bassin du Congo abrite 10 000 espèces de plantes - dont 30% sont endémiques - 1 300 espèces d’oiseaux, 400 espèces de mammifères ainsi que des animaux mythiques comme l’okapi, le gorille des montagnes, le chimpanzé…

La région est le plus grand puits de carbone au monde et l’Accord de Paris, qui entend conserver un réchauffement global inférieur à 1,5°C, ne peut se permettre de la voir brûler. La Comifac joue ainsi un rôle de premier plan dans la lutte globale contre le changement climatique.

Mais, plus de 16,6 millions d’hectares de forêt sont partis en fumée entre 2000 et 2014. Plus largement, les feux de forêts en Afrique subsaharienne représenteraient un cinquième des émissions mondiales de gaz à effet de serre. L’Angola connaît un péril semblable. Son couvert forestier, qui occupe environ 40% de sa surface, est en danger, et a diminué de 5,3% entre 2002 et 2020, selon Global Forest Watch.

La Comifac et l’Angola ont déjà des relations étroitement imbriquées. Luanda influe fortement sur les échanges économiques régionaux. Le pétrole représente environ 50% de son PIB et 89% de ses exportations (selon l’OPEP). Et l’élevage occupe une part importante de la population.

Du fait de sa situation géographique, l’Angola offre à la Comifac un territoire d’action stratégique, vers le Sud et vers l’Océan Atlantique.

La Comifac salue enfin le travail de ses États-membres, le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé et Principé, le Tchad et de ses partenaires, au premier rang desquelles l’agence de coopération internationale allemande pour le développement, la GIZ.

Jules Doret Ndongo, Président en exercice de la COMIFAC a déclaré :

“Une adhésion historique, et nécessaire. La Comifac doit s’agrandir pour assurer la survie de notre bassin forestier, premier puits de carbone au monde, si crucial pour l’avenir de l’humanité. Nous nous réjouissons du travail conjoint et enrichissant avec nos nouveaux partenaires. Nous espérons accueillir d’autres pays du continent… et même d’ailleurs, dans les prochains mois. Toutes les énergies et synergies doivent converger pour le Bassin forestier du Congo.”

Mme Paula Cristina Francisco Coelho, Ministre de l’environnement de l’Angola :

“Mon pays se devait de rejoindre la Comifac dans sa noble mission de protéger les forêts d’Afrique centrale. Nos destins étaient liés depuis longtemps et notre adhésion à la Comifac vient formaliser cette situation. Nous travaillons déjà main dans la main et invitons nos partenaires techniques et financiers à nous rejoindre dans notre tâche.”

Bien vouloir télécharger la lettre d'adhesion de l'Angola