{"id":12460,"date":"2024-03-13T13:29:29","date_gmt":"2024-03-13T13:29:29","guid":{"rendered":"https:\/\/comifac.org\/?p=12460"},"modified":"2024-03-13T13:29:29","modified_gmt":"2024-03-13T13:29:29","slug":"vers-la-reforme-du-secteur-de-la-faune-en-rdc-environews","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/comifac.org\/?p=12460","title":{"rendered":"Vers la r\u00e9forme du secteur de la faune en RDC-ENVIRONEWS"},"content":{"rendered":"<div class=\"share my-4\">\n<div class=\"share-button flex items-center gap-4\">\n<div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"\">\n<div class=\" article-content font-normal  prose  max-w-none  \">\n<p><strong>Kinshasa, R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo, 12 mars 2024- La r\u00e9forme du secteur de la faune en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo est au c\u0153ur de discussions \u00e0 Kinshasa. Pendant trois jours, les participants vont r\u00e9fl\u00e9chir sur des nouvelles propositions qui puissent permettre au gouvernement congolais de cr\u00e9er des nouvelles strat\u00e9gies pour sauver la faune sauvage. Cet atelier de cadrage institutionnel et technique du processus de r\u00e9forme du secteur de la faune a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 ce jour<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-12462\" src=\"https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos-1-400x300.webp\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos-1-400x300.webp 400w, https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos-1-600x450.webp 600w, https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos-1-1024x768.webp 1024w, https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos-1-768x576.webp 768w, https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos-1-1536x1152.webp 1536w, https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos-1-370x278.webp 370w, https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos-1-760x570.webp 760w, https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos-1-387x290.webp 387w, https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos-1-500x375.webp 500w, https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos-1.webp 1920w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Initier la r\u00e9forme dans ce secteur s\u2019av\u00e8re tr\u00e8s urgent. Agir demain pourrait \u00eatre trop tard. Alors, il faut agir maintenant et vite. Pour ce faire, nous devons sauvegarder la biodiversit\u00e9 mais aussi am\u00e9liorer les conditions de vie des communaut\u00e9s. C\u2019est la raison d\u2019\u00eatre de cet atelier. On ne doit pas se limiter \u00e0 la critique des failles, mais envisager des r\u00e9formes en vue de pr\u00e9server la biodiversit\u00e9 pour les g\u00e9n\u00e9rations futures. D\u2019o\u00f9, nous devons proposer des solutions parraines<\/em>\u00a0\u00bb. A martel\u00e9 le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 l\u2019Environnement, Benjamin Toirambe.<\/p>\n<p>La RDC est mondialement r\u00e9put\u00e9e pour, entre autres, la diversit\u00e9 et l\u2019abondance exceptionnelle de sa faune sauvage. C\u2019est le seul pays au monde qui poss\u00e8de trois des quatre esp\u00e8ces de grands singes \u00e0 savoir : le gorille, le chimpanz\u00e9 et le bonobo, selon les \u00e9valuations qui r\u00e9sultent d\u2019un document synth\u00e8se de diagnostic (DSD).<\/p>\n<p>Ces informations ont permis aux participants de prendre connaissance sur ce que regorge la faune sauvage de la RDC dans son ensemble. \u00ab\u00a0<em>On ne peut r\u00e9former ce qu\u2019on ne conna\u00eet pas<\/em>\u00a0\u00bb, ont martel\u00e9 les intervenants.<\/p>\n<p>A en croire le Directeur National de WCS, Jean Paul Kibambe Lubamba, la WCS, pr\u00e9sente en RDC depuis 38 ans, est r\u00e9solument engag\u00e9e dans la protection de la biodiversit\u00e9 du pays, dont la faune fait partie. Ces assises sont un effort de plus pour trouver comment faire pour sauver la faune sauvage de la RDC, \u00e0 travers le programme de cette organisation qui date de 10 ans aux c\u00f4t\u00e9s des autorit\u00e9s de la RDC avec des \u00e9tudes innovantes dans l\u2019objectif de trouver comment faire pour pr\u00e9server la faune sauvage.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>Ces assises constituent une opportunit\u00e9 pour converger les visions, en vue d\u2019aboutir \u00e0 ce que la RDC r\u00eave pour sa faune. Notre action aux c\u00f4t\u00e9s des autorit\u00e9s congolaises contribue \u00e0 la mat\u00e9rialisation de la politique nationale et \u00e0 la mise en \u0153uvre des engagements de la RDC au niveau international et r\u00e9gional en mati\u00e8re de la protection de la biodiversit\u00e9 et de l\u2019adaptation au changement climatique. Parmi les solutions envisag\u00e9es, il y a notamment la r\u00e9glementation de la chasse coutumi\u00e8re en dehors des aires prot\u00e9g\u00e9es, la responsabilisation des peuples autochtones pygm\u00e9es de la gestion de ressources naturelles\u00a0<\/em>\u00bb, a-t-il indiqu\u00e9.<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9, la n\u00e9cessit\u00e9 de travailler sur la mise en place d\u2019une strat\u00e9gie nationale de la conservation de la nature. \u00ab\u00a0<em>Le d\u00e9fi reste l\u2019application de la loi n\u00b0 14\/003 du 11 f\u00e9vrier 2014 relative \u00e0 la conservation de la nature. Une loi qui a totalis\u00e9 10 ans. Et, au-del\u00e0 de son application, les mesures d\u2019application de cette loi souffre encore de leur adoption. Il est donc attendu de cet atelier, le lancement officiel du processus de r\u00e9forme du secteur de la faune en RDC mais aussi la mise en place du comit\u00e9 de pilotage des acteurs cl\u00e9s de cette r\u00e9forme<\/em>\u00a0\u00bb, a indiqu\u00e9 le repr\u00e9sentant de l\u2019ICCN \u00e0 ces assises.<\/p>\n<p><strong>Comment assurer la viabilit\u00e9 des aires prot\u00e9g\u00e9es en RDC ?<\/strong><\/p>\n<p>La faune sauvage est \u00e9galement une source de prot\u00e9ines et de revenus pour plus de 60 millions de congolais dont la plus grande partie vit en milieux ruraux. Certaines communaut\u00e9s, particuli\u00e8rement les peuples autochtones pygm\u00e9es, d\u00e9pendent fortement des ressources fauniques pour leur survie quotidienne, comme source principale de prot\u00e9ines animales, ainsi que pour leur identit\u00e9 culturelle. A ce titre, ces communaut\u00e9s sont des partenaires incontournables dans la protection des for\u00eats. Mais, ils se sentent \u00e9cart\u00e9s de la gestion des for\u00eats en RDC.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>L\u2019ICCN a relev\u00e9 clairement qu\u2019il a re\u00e7u la mission de pr\u00e9server les parcs. Or, il y a la pr\u00e9sence de l\u2019autorit\u00e9 coutumi\u00e8re partout o\u00f9 on parle de la coutume, mais aucun n\u2019est mentionn\u00e9 dans la loi. Pourtant, l\u2019implication de l\u2019autorit\u00e9 coutumi\u00e8re est pr\u00e9pond\u00e9rante parce qu\u2019elle repr\u00e9sente avant tout la communaut\u00e9 locale puis les cultures et tout ce qu\u2019on veut prot\u00e9ger dans la faune et la flore\u00a0<\/em>\u00bb, s\u2019est indign\u00e9 Mfumu Difima. \u00ab\u00a0<em>Si nous sommes associ\u00e9s, nous allons \u00e9tudier ce qui ne va pas. Les p\u00e9riodes de chasse sont connues m\u00eame en Europe. Comment peuvent-ils penser \u00e0 conserver les for\u00eats sans nous ?\u00a0<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Et, \u00e0 l\u2019ANAPAC d\u2019ajouter que les peuples autochtones pygm\u00e9es ont appris de leurs grands-parents comment mener une vie coh\u00e9rente avec la nature. \u00ab\u00a0<em>Nous aimons certes la viande mais nous la consommons d\u2019une mani\u00e8re rationnelle. Vous remarquerez qu\u2019il y a une grande diversit\u00e9 dans les zones o\u00f9 vivent les PAP. Cela se transmet de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Ils savent comment utiliser la for\u00eat durablement. Mais aujourd\u2019hui, nous sommes confront\u00e9s \u00e0 des probl\u00e8mes tels que : le braconnage ; les interdictions d\u2019acc\u00e8s aux aires prot\u00e9g\u00e9es ; la vente de la viande de brousse par procuration ; le manque d\u2019alternative en dehors de la chasse ; l\u2019enclavement et la pauvret\u00e9 ; l\u2019absence de m\u00e9canisme de partage des avantages issus des aires prot\u00e9g\u00e9es. Vous nous interdisez la chasse mais vous ne donnez aucune alternative. Comment allons-nous vivre ?\u00a0<\/em>\u00bb, a insist\u00e9 Prescillia Monireh.<\/p>\n<p>Raison pour laquelle, le secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral du minist\u00e8re de l\u2019Environnement travaille en collaboration avec diff\u00e9rents programmes et partenaires, pour accro\u00eetre et actualiser la compr\u00e9hension du secteur de la faune sauvage en RDC, comme priorit\u00e9 d\u2019assurer une bonne gouvernance de ce secteur, comme pilier et ressort du d\u00e9veloppement durable en RDC.<\/p>\n<p>Notons que cet atelier est organis\u00e9 par le Minist\u00e8re de l\u2019Environnement et D\u00e9veloppement durable, avec le soutien de la Task force multi acteurs et multidisciplinaires des services du Minist\u00e8re de l\u2019environnement, de l\u2019Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), FAO, Wildlife Conservation Society (WCS), WWF et l\u2019Alliance Nationale d\u2019Appui et de promotion des Aires et territoires du Patrimoine autochtone et Communautaire (ANAPAC).<\/p>\n<p>Lire l&rsquo;article original https:\/\/www.environews-rdc.org\/fr\/articles\/2024\/03\/13\/conservation-vers-la-reforme-du-secteur-de-la-faune-en-rdc<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Kinshasa, R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo, 12 mars 2024- La r\u00e9forme du secteur de la faune en R\u00e9publique&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":12461,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"rs_blank_template":"","rs_page_bg_color":"","slide_template_v7":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[117],"tags":[],"class_list":["post-12460","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/Bonobos.webp","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12460","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12460"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12460\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12463,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12460\/revisions\/12463"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/12461"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12460"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12460"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12460"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}