{"id":7915,"date":"2019-09-16T13:25:25","date_gmt":"2019-09-16T13:25:25","guid":{"rendered":"https:\/\/comifac.org\/cop-14-desertification-finance-climatique-la-difficile-equation\/"},"modified":"2019-09-16T13:25:25","modified_gmt":"2019-09-16T13:25:25","slug":"cop-14-desertification-finance-climatique-la-difficile-equation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/comifac.org\/?p=7915","title":{"rendered":"COP 14 d\u00e9sertification : Finance climatique, la difficile \u00e9quation"},"content":{"rendered":"<p>New Delhi, Inde 10&nbsp;septembre 2019&nbsp;: La question de l\u2019acc\u00e8s aux diff\u00e9rentes sources de financements pour la lutte contre les probl\u00e8mes environnementaux des pays francophones \u00e9tait au centre des \u00e9changes, ainsi que les questions de genre et celles li\u00e9es au r\u00e9gime foncier. Une rencontre organis\u00e9e par l\u2019Institut de la Francophonie pour le D\u00e9veloppement Durable.<\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019acc\u00e8s des pays africains \u00e0 la finance climatique est un v\u00e9ritable parcours du combattant. Le fond vert climat, le Fond d\u2019adaptation et les autres structures de financement restent inaccessibles aux pays en d\u00e9veloppement. Seuls 2% des financements des institutions internationales&nbsp;sont octroy\u00e9s au continent noir qui pourtant est parmi ceux qui subissent le plus les cons\u00e9quences des changements climatiques. Et il n\u2019y a pas que l\u2019Afrique, les iles sont aussi log\u00e9es \u00e0 la m\u00eame enseigne. Alors que tous ces pays tentent avec acharnement de lutter contre la d\u00e9sertification et la d\u00e9gradation des sols, l\u2019acc\u00e8s au financement de l\u2019action climatique \u00e0 grande \u00e9chelle demeure l\u2019un des importants d\u00e9fis \u00e0 relever. Les pays en d\u00e9veloppement et les iles rencontrent des difficult\u00e9s pour mobiliser des financements internationaux et nationaux en faveur de la lutte contre les grands probl\u00e8mes environnementaux.<\/p>\n<p>Cette concertation a donc permis aux ministres en charge de l\u2019environnent des pays francophones d\u2019Afrique et des iles, ainsi que des Initiatives comme la Grande Muraille Verte&nbsp; ou celle en direction du Sahel, de se retrouver sur la m\u00eame table que des structures de financement comme le Fonds pour l\u2019Environnement Mondial(FEM), l\u2019Observatoire du Sahara et du Sahel(OSS), le M\u00e9canisme Mondial(MM) et le Secr\u00e9tariat de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la D\u00e9sertification. Les nombreuses difficult\u00e9s des pays francophones \u00e0 acc\u00e9der aux ressources financi\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 mises sur la table.<\/p>\n<p><strong>Longueur des proc\u00e9dures<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019accord de Paris a investi le Fonds Vert Climat de la lourde responsabilit\u00e9 de contribuer \u00e0 l\u2019objectif de r\u00e9duction du r\u00e9chauffement de la plan\u00e8te. Pour cela, il faut mobiliser les financements devant aider les \u00e9conomies faibles \u00e0 se d\u00e9velopper sans polluer davantage. Ce fonds doit \u00eatre renflou\u00e9 \u00e0 hauteur de 100 milliards de dollars annuels, m\u00eame s\u2019il n\u2019ya jusqu\u2019\u00e0 &nbsp;pr\u00e9sent qu\u2019une dizaine de milliards qui ne sont toujours pas absorb\u00e9s. Et pour cause, des m\u00e9canismes de financement robustes. Selon le ministre camerounais de l\u2019environnement, de la protection de la nature et du d\u00e9veloppement durable, HELE Pierre, chaque pays a d\u00e9fini ses cibles de neutralit\u00e9 et maintenant qu\u2019il est question de financement on parle de note conceptuelle. Mais il y a un probl\u00e8me qui persiste et les ministres ont&nbsp; droit \u00e0 des explications claires concernant le Fond vert Climat. \u00ab&nbsp;<em><strong>Je suis impressionn\u00e9 par la longueur de la proc\u00e9dure pour arriver au financement des projets. Il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019avoir une note conceptuelle mais en plus l\u2019\u00e9tude de projet. Du coup on met 2 ans pour approuver le projet et 3, 4 ou 5 ans pour l\u2019ex\u00e9cuter. Pourtant d\u2019ici 2050 il faudra atteindre l\u2019objectif en terme de r\u00e9duction&nbsp; des gaz \u00e0 effet de serre et ramener la temp\u00e9rature mondiale \u00e0 moins de deux degr\u00e9s&nbsp;\u00bb.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>L\u2019atteinte de l\u2019objectif de 2050 sera visiblement atteint \u00e0 cette allure. D\u2019ailleurs, sur les 5 milliards d\u00e9j\u00e0 d\u00e9pens\u00e9s de ce Fond Vert Climat, l\u2019Afrique Centrale n\u2019a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019aucun financement pour question de proc\u00e9dure. Finalement beaucoup de pays ne pourront acc\u00e9der \u00e0 ce Fonds et par cons\u00e9quent ne vont pas honorer leurs engagements concernant les Contributions D\u00e9termin\u00e9es au niveau National. Le ministre HELE Pierre propose un quota d\u2019acc\u00e8s par pays, r\u00e9gion ou sous-r\u00e9gion.<\/p>\n<p><em><strong>La barri\u00e8re de la langue.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Les concepts d\u2019adaptation et de mitigation sont transmis \u00e0 travers des termes techniques et des chiffres donn\u00e9s dans la langue de Shakespear. C\u2019est que les n\u00e9gociations et les diff\u00e9rents Fonds pour les questions environnementales se font exclusivement en anglais qui est la langue de travail. Certes c\u2019est la premi\u00e8re langue internationale, mais ce n\u2019est pas la langue la mieux partag\u00e9e surtout par les pays vuln\u00e9rables aux effets des changements climatiques. Bon nombre d\u2019entre eux se trouvent dans l\u2019espace francophone et tr\u00e8s souvent la difficult\u00e9 de compr\u00e9hension de la langue anglaise ne permet pas plus tard d\u2019acc\u00e9der aux bonnes sources pour obtenir l\u2019aide financi\u00e8re. Elle ne permet pas non plus de ficeler des projets bancables susceptibles de donner acc\u00e8s aux financements. Selon le ministre en charge de l\u2019environnement de Ha\u00efti,&nbsp;\u00ab&nbsp; <em><strong>la langue est une barri\u00e8re qui emp\u00eache d\u2019avancer. Ha\u00efti souffre plus que tous les autres de la langue, il faut s\u2019efforcer de parler anglais et espagnol&nbsp;\u00bb.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><strong>Lobbying des pays africains francophones.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>L\u2019Institut de la Francophonie pour le D\u00e9veloppement Durable(IFDD) voudrait continuer sa mission d\u2019accompagnement des pays francophones, en les aidant \u00e0 monter les projets du Fonds Vert Climat et des autres m\u00e9canismes de financement. Tounao KIRI, Directeur Adjoint de l\u2019IFDD parle de <em><strong>\u00ab&nbsp;la tenue d\u2019une s\u00e9rie d\u2019ateliers de renforcement des capacit\u00e9s et des formations pointues car il n\u2019y a pas de comp\u00e9tences dans les pays \u00e0 cause des probl\u00e9matiques nouvelles vers lesquelles ces fonds sont destin\u00e9s&nbsp;\u00bb.<\/strong><\/em> Des formations qui<\/p>\n<p>vont les outiller et leur permettre de faire face aux proc\u00e9dures lourdes d\u2019acc\u00e8s aux financements. Mais c\u2019est \u00e0 eux de s\u2019unir pour former un bloc et peser pour que la langue fran\u00e7aise soit int\u00e9gr\u00e9e dans la r\u00e9daction des documents des n\u00e9gociations et des diff\u00e9rents disponibles.<\/p>\n<p>Pour le coordonnateur de la Grande Muraille Verte \u00e0 l\u2019union Africaine, au regard de la difficult\u00e9 \u00e0 lever des fonds, il est temps que les chefs d\u2019Etat et de gouvernement africains regardent de pr\u00e8s si les projets sont adapt\u00e9s \u00e0 leurs diff\u00e9rents pays. Une possibilit\u00e9 pour les pays en d\u00e9veloppement de l\u2019espace francophone d\u2019\u00eatre au rendez-vous de 2050 pour ce qui est de l\u2019adaptation et de l\u2019att\u00e9nuation.<\/p>\n<p>Depuis New Delhi, Line R\u00e9n\u00e9e Anaba Batongue, journaliste RECEIAC<\/p>\n<p><strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>New Delhi, Inde 10&nbsp;septembre 2019&nbsp;: La question de l\u2019acc\u00e8s aux diff\u00e9rentes sources de financements pour la lutte&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":7914,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"rs_blank_template":"","rs_page_bg_color":"","slide_template_v7":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[117],"tags":[],"class_list":["post-7915","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/20190909_145951_Copier.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7915","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7915"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7915\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/7914"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7915"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7915"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7915"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}