{"id":8083,"date":"2020-04-13T17:27:25","date_gmt":"2020-04-13T17:27:25","guid":{"rendered":"https:\/\/comifac.org\/afrique-preserver-la-biodiversite-pour-contrer-les-maladies-telles-que-le-covid-19\/"},"modified":"2020-04-13T17:27:25","modified_gmt":"2020-04-13T17:27:25","slug":"afrique-preserver-la-biodiversite-pour-contrer-les-maladies-telles-que-le-covid-19","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/comifac.org\/?p=8083","title":{"rendered":"AFRIQUE : pr\u00e9server la biodiversit\u00e9 pour contrer les maladies telles que le covid-19"},"content":{"rendered":"<p>Le monde entier fait face \u00e0 une pand\u00e9mie du Covid-19 qui a d\u00e9j\u00e0 caus\u00e9, \u00e0 ce jour, la mort de plus de 41\u2009000 personnes. Les scientifiques, qui se perdent en conjecture pour trouver la source du nouveau coronavirus, estiment qu\u2019il est d\u2019origine animale. La consommation de la viande de ces animaux pourrait \u00eatre \u00e0 l\u2019origine de la contamination de l\u2019homme. Plusieurs chercheurs lancent d\u00e9j\u00e0 la sonnette d\u2019alarme pour la pr\u00e9servation de la biodiversit\u00e9, en Afrique notamment.<\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Alors que l\u2019attention du monde entier est focalis\u00e9e sur la pand\u00e9mie du coronavirus, qui confine plus de 3 milliards de personnes, de plus en plus de voix s\u2019\u00e9l\u00e8vent pour appeler \u00e0 la pr\u00e9servation de la biodiversit\u00e9. M\u00eame s\u2019il est vrai que, pour l\u2019heure, les recherches n\u2019ont pas encore permis de trouver l\u2019origine exacte du nouveau coronavirus, certaines publications scientifiques indiquent que le Sars-CoV-2 (covid-19) est issu d\u2019une <a href=\"https:\/\/www.afrik21.africa\/afrique-le-covid-19-offre-un-repit-au-pangolin-en-grand-danger-de-disparition\/\"><strong>recombinaison entre deux virus diff\u00e9rents provenant de la chauve-souris et du pangolin<\/strong><\/a>.<\/p>\n<p>C\u2019est donc la consommation de ces animaux sauvages qui serait \u00e0 l\u2019origine de la contamination de l\u2019homme dans la ville chinoise de Wuhan d\u2019o\u00f9 est partie la pand\u00e9mie. Selon l\u2019experte en biodiversit\u00e9 V\u00e9ronique Dham, la destruction des for\u00eats tropicales et les zones humides permet de plus en plus le contact entre l\u2019homme et les animaux sauvages qui sont souvent des r\u00e9servoirs naturels de nombreux virus.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u2009Le SRAS a contamin\u00e9 l\u2019homme par interm\u00e9diaire de la civette, un mammif\u00e8re omnivore. Ebola serait plut\u00f4t li\u00e9 \u00e0 des chauves-souris. Donc il y a des relations entre chasseurs-cueilleurs en for\u00eat et la contamination de la population par des chauves-souris. Mais dans le cas du Covid-19, par exemple, quand on va sur le march\u00e9 de Wuhan, on se rend bien compte qu\u2019il y a des animaux sauvages en cage qui viennent de partout, de grandes r\u00e9gions de Chine\u2009\u00bb,<\/em> explique le professeur Rodolphe Gozlan, directeur de recherche \u00e0 l\u2019Institut de recherche pour le d\u00e9veloppement (IRD), un \u00e9tablissement bas\u00e9 \u00e0 Montpellier, dans le sud de la France. Selon ce chercheur, ces animaux sont souvent concentr\u00e9s dans de toutes petites cages, dans des conditions extr\u00eamement stressantes, donc avec des syst\u00e8mes immunitaires d\u00e9faillants et m\u00e9lang\u00e9s 24&nbsp;h\/24 \u00e0 des populations humaines d\u2019\u00e2ges diff\u00e9rents, et des \u00e9tats de sant\u00e9 tout aussi divers.<\/p>\n<p><strong>L\u2019avertissement avec l\u2019\u00e9pid\u00e9mie d\u2019Ebola<\/strong><\/p>\n<p>Ebola est l\u2019une des pires crises sanitaires qu\u2019a connue l\u2019Afrique depuis le d\u00e9but du 21<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Cette maladie \u00e0 virus est aujourd\u2019hui ma\u00eetris\u00e9e aussi bien en Afrique de l\u2019Ouest que centrale o\u00f9 elle a fait plus de 11\u2009300 morts entre f\u00e9vrier 2014 et mars 2016. Cependant, le virus Ebola est toujours d\u2019actualit\u00e9 mais arrive en fin de cycle en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC). Le professeur Jean-Jacques Muyembe, qui dirige la riposte contre la maladie, indique que le gouvernement RD congolais pourrait d\u00e9clarer la fin de l\u2019\u00e9pid\u00e9mie le 12 avril 2<\/p>\n<p>Cependant, l\u2019origine et les cons\u00e9quences de cette maladie semblent avoir \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9es. Selon l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), les chauves-souris frugivores de la famille des pt\u00e9ropodid\u00e9s sont les h\u00f4tes naturels du virus Ebola. Le virus s\u2019introduit dans la population humaine apr\u00e8s un contact \u00e9troit avec du sang, des s\u00e9cr\u00e9tions, des organes ou des liquides biologiques d\u2019animaux infect\u00e9s comme des chimpanz\u00e9s, des gorilles, des chauves-souris frugivores, des singes, des antilopes des bois ou des porcs-\u00e9pics retrouv\u00e9s malades ou morts dans la for\u00eat tropicale.<\/p>\n<p>Porteuses de virus ou pas, la plupart de ces animaux sont menac\u00e9s de disparition en Afrique. Actuellement, leurs carcasses continuent d\u2019occuper des comptoirs sur plusieurs march\u00e9s africains. Le Centre pour la recherche foresti\u00e8re internationale (Cifor) estime que 5 \u00e0 6 millions de tonnes de viande de brousse y sont extraites chaque ann\u00e9e du bassin du Congo, soit \u00e0 peu pr\u00e8s l\u2019\u00e9quivalent de la production annuelle bovine du Br\u00e9sil (l\u2019un des plus grands exportateurs de viande bovine dans le monde, Ndlr). Pourtant, la protection et la conservation de ces animaux ainsi que leurs espaces naturels pourraient permettre de limiter la r\u00e9surgence de certaines maladies infectieuses.<\/p>\n<p><strong>La&nbsp;n\u00e9cessit\u00e9 de la conservation de la biodiversit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Selon le professeur Rodolphe Gozlan, directeur de recherche \u00e0 l\u2019Institut de recherche pour le d\u00e9veloppement (IRD), <em>\u00ab\u2009une population animale, qui est porteuse d\u2019un agent infectieux comme un virus, a plusieurs mani\u00e8res de contenir ce virus. Soit la population va d\u00e9velopper la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique, qui dans cette diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique va pouvoir amener de la r\u00e9sistance \u00e0 diff\u00e9rentes souches infectieuses et donc devenir moins facile \u00e0 transmettre. Si les populations sont r\u00e9duites, la diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique se r\u00e9tr\u00e9cit \u00e9galement et les ph\u00e9nom\u00e8nes de r\u00e9sistance naturelle en p\u00e2tissent\u2009\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement, la diversit\u00e9 des esp\u00e8ces animales sauvages permet de diluer l\u2019effet infectieux de certaines esp\u00e8ces. Ainsi, la pr\u00e9vention contre les maladies \u00e0 virus passe aussi par la pr\u00e9servation de la biodiversit\u00e9 africaine dont une partie alimente de vastes trafics entre le continent et l\u2019Asie du sud-est.<\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;\">Lire l&rsquo;article original sur <a href=\"https:\/\/www.afrik21.africa\/afrique-preserver-la-biodiversite-pour-contrer-les-maladies-telles-que-le-covid-19\/\">https:\/\/www.afrik21.africa\/afrique-preserver-la-biodiversite-pour-contrer-les-maladies-telles-que-le-covid-19\/<\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le monde entier fait face \u00e0 une pand\u00e9mie du Covid-19 qui a d\u00e9j\u00e0 caus\u00e9, \u00e0 ce jour,&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":8082,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"rs_blank_template":"","rs_page_bg_color":"","slide_template_v7":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[117],"tags":[],"class_list":["post-8083","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/shutterstock_438354961.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8083","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8083"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8083\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/8082"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8083"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8083"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8083"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}