{"id":9090,"date":"2022-12-06T13:08:34","date_gmt":"2022-12-06T13:08:34","guid":{"rendered":"https:\/\/comifac.org\/en-afrique-la-biodiversite-au-coeur-de-tous-les-enjeux-ahram\/"},"modified":"2022-12-06T13:08:34","modified_gmt":"2022-12-06T13:08:34","slug":"en-afrique-la-biodiversite-au-coeur-de-tous-les-enjeux-ahram","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/comifac.org\/?p=9090","title":{"rendered":"En Afrique, la biodiversit\u00e9 au c\u0153ur de tous les enjeux &#8211; AHRAM"},"content":{"rendered":"<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px; text-align: justify;\"><em>Abritant un quart de la biodiversit\u00e9 mondiale, l\u2019Afrique est l\u2019une des r\u00e9gions les plus riches en biodiversit\u00e9 de la plan\u00e8te. Cependant, le rythme de disparition des esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et animales en Afrique est devenu tr\u00e8s alarmant.<\/em><\/p>\n<p>  <!--more-->  <\/p>\n<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px; text-align: justify;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px;\"><em><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/pfbc-cbfp.org\/files\/docs\/news\/10-2022\/41_2022-637998765816492639-649.jpg\" alt=\"\" style=\"max-width: 100%; height: auto; padding: 8px; display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;\" \/><\/em><\/p>\n<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px; text-align: justify;\">Le continent africain est l\u2019une des r\u00e9gions de la plan\u00e8te les plus riches en biodiversit\u00e9 : 4 700 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res, un cinqui\u00e8me des esp\u00e8ces d\u2019oiseaux et un sixi\u00e8me des esp\u00e8ces de plantes. En Afrique se trouve le 2e poumon vert de la plan\u00e8te: la for\u00eat du bassin du Congo qui repr\u00e9sente \u00e0 elle seule 10 % de la biodiversit\u00e9 mondiale et couvre plus de 3,6 millions de km2 r\u00e9partis sur six pays, \u00e0 savoir le Cameroun, la R\u00e9publique centrafricaine, la R\u00e9publique du Congo, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, le Gabon et la Guin\u00e9e \u00e9quatoriale. En fait, les savanes constituent l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me le plus \u00e9tendu d\u2019Afrique. Ces prairies les plus riches du monde abritent de nombreuses plantes et beaucoup d\u2019animaux indig\u00e8nes, ainsi que la plus grande concentration au monde de grands mammif\u00e8res tels que les lions, les \u00e9l\u00e9phants, les girafes, les z\u00e8bres, les hippopotames, les buffles, les rhinoc\u00e9ros, les koudous, les l\u00e9opards, les gu\u00e9pards, les cobes et les oryx.<\/p>\n<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px; text-align: justify;\">Par ailleurs, les zones humides africaines sont \u00e9galement immens\u00e9ment riches en biodiversit\u00e9, avec de nombreuses esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales end\u00e9miques et rares, ainsi que des esp\u00e8ces sauvages telles que les oiseaux migrateurs. Au total, l\u2019Afrique compte 8 des 34 hotspots de biodiversit\u00e9 mondiale. En fait, les zones identifi\u00e9es comme \u00ab&nbsp;<em>points chauds<\/em>&nbsp;\u00bb de biodiversit\u00e9 sont les endroits les plus riches biologiquement au monde, abritant de nombreuses esp\u00e8ces end\u00e9miques ou menac\u00e9es. Dans certaines cultures africaines, les zones particuli\u00e8rement riches en biodiversit\u00e9 \u00e9taient souvent d\u00e9sign\u00e9es comme bosquets sacr\u00e9s et aires prot\u00e9g\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px; text-align: justify;\">La protection de la biodiversit\u00e9 constitue un enjeu de d\u00e9veloppement, c\u2019est ce qu\u2019explique Ali Mahrous Ali, professeur au d\u00e9partement des ressources naturelles de la facult\u00e9 des \u00e9tudes africaines de l\u2019Universit\u00e9 du Caire. Et d\u2019ajouter : \u00ab&nbsp;<em>La biodiversit\u00e9 vari\u00e9e de l\u2019Afrique constitue le moteur du d\u00e9veloppement socio\u00e9conomique. Elle joue un r\u00f4le essentiel dans le d\u00e9veloppement durable, puisque les \u00e9conomies de la majorit\u00e9 des pays africains d\u00e9pendent de leurs ressources naturelles<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px; text-align: justify;\"><strong>Des activit\u00e9s humaines n\u00e9fastes<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px; text-align: justify;\">L\u2019influence des activit\u00e9s humaines constitue une menace majeure sur la biodiversit\u00e9 africaine. A cause du braconnage, certaines esp\u00e8ces ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 class\u00e9es comme \u00e9teintes alors que nombreuses d\u2019autres sont aujourd\u2019hui menac\u00e9es de disparition. Un \u00e9l\u00e9phant meurt sur le continent toutes les 25 minutes, tu\u00e9 pour ses d\u00e9fenses en ivoire. Par ailleurs, bien qu\u2019\u00e9tant consid\u00e9r\u00e9es parmi les \u00e9cosyst\u00e8mes les plus biologiquement productifs d\u2019Afrique, les zones humides sont souvent consid\u00e9r\u00e9es localement soit comme des menaces pour la sant\u00e9 publique, soit comme des zones potentielles pour l\u2019agriculture. En cons\u00e9quence, de nombreuses zones humides sont en train de dispara\u00eetre. Au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies, par exemple, le Niger, disposant d\u2019une dizaine de sites inscrits sur la liste des zones humides d\u2019importance internationale, a perdu plus de 80% de ses zones humides d\u2019eau douce. \u00ab&nbsp;<em>L\u2019urbanisation rapide, l\u2019expansion des activit\u00e9s agricoles, ainsi que le trafic ill\u00e9gal d\u2019esp\u00e8ces sauvages et aquatiques, sont les principaux facteurs de la d\u00e9gradation des \u00e9cosyst\u00e8mes de la faune aquatique. Ils ont d\u00e9j\u00e0 perdu une plus grande proportion de leurs esp\u00e8ces et risquent de nouvelles pertes dues \u00e0 la surp\u00eache et \u00e0 d\u2019autres menaces<\/em>&nbsp;\u00bb, souligne Ali Mahrous.<\/p>\n<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px; text-align: justify;\"><strong>Et une menace climatique<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px; text-align: justify;\">Au-del\u00e0 de la menace anthropique, le changement climatique pose des risques majeurs pour la r\u00e9partition de la faune et la flore. La hausse des temp\u00e9ratures r\u00e9sultant du changement climatique a un impact direct non seulement sur l\u2019activit\u00e9 physiologique des \u00eatres vivants, mais aussi sur leur existence en premier lieu. Selon les estimations des Nations-Unies, le changement climatique devrait \u00eatre l\u2019un des principaux moteurs de la perte de biodiversit\u00e9 africaine au cours des 50 aux 100 prochaines ann\u00e9es. L\u2019Afrique pourrait perdre de 20 \u00e0 30% de la productivit\u00e9 des lacs d\u2019ici 2100. La d\u00e9gradation de la biodiversit\u00e9 entra\u00eenerait \u00e9galement la perte de 50% des oiseaux et mammif\u00e8res d\u2019Afrique d\u2019ici la fin de ce si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px; text-align: justify;\">L\u2019Afrique subsaharienne est la zone o\u00f9 les for\u00eats disparaissent le plus rapidement. La d\u00e9forestation en C\u00f4te d\u2019Ivoire, par exemple, est la plus forte d\u2019Afrique. 90% de la for\u00eat ont disparu ces 60 derni\u00e8res ann\u00e9es. L\u2019Afrique australe est caract\u00e9ris\u00e9e par des pr\u00e9cipitations tr\u00e8s variables et impr\u00e9visibles. Elle se caract\u00e9rise \u00e9galement par une augmentation des temp\u00e9ratures associ\u00e9e \u00e0 des s\u00e9cheresses fr\u00e9quentes, des cyclones et des vagues de chaleur. La s\u00e9cheresse, en particulier, a entra\u00een\u00e9 la mort de plusieurs esp\u00e8ces sauvages. Les grands herbivores, tels que les \u00e9l\u00e9phants et les hippopotames en particulier, sont vuln\u00e9rables au changement climatique en raison de leur \u00e9cologie.<\/p>\n<p style=\"margin: 0.2em 0px 0.4em; color: #333333; font-family: Ubuntu, sans-serif; font-size: 16px; text-align: justify;\">Selon Mahrous, en Afrique, la biodiversit\u00e9 est au coeur de tous les enjeux, puisque les pertes d\u2019esp\u00e8ces dues aux facteurs humains, ainsi qu\u2019aux changements climatiques, affectent les progr\u00e8s du d\u00e9veloppement durable en Afrique. Et de conclure: \u00ab&nbsp;<em>Toutes ces probl\u00e9matiques seront examin\u00e9es lors des prochaines conf\u00e9rences sur les changements climatiques pour l\u2019Afrique. En fait, le continent compte sur la COP27 qui aura lieu en \u00c9gypte en novembre prochain et sur la Conf\u00e9rence des Nations-Unies sur la biodiversit\u00e9 (COP15) en d\u00e9cembre 2022, au Canada, pour prendre les d\u00e9cisions n\u00e9cessaires pour la protection de la biodiversit\u00e9 africaine et adopter une vision commune, afin de vivre en harmonie avec la nature<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Abritant un quart de la biodiversit\u00e9 mondiale, l\u2019Afrique est l\u2019une des r\u00e9gions les plus riches en biodiversit\u00e9&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":9089,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"rs_blank_template":"","rs_page_bg_color":"","slide_template_v7":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[117],"tags":[],"class_list":["post-9090","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/comifac.org\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/41_2022-637998765816492639-649.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9090","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9090"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9090\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/9089"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9090"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9090"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/comifac.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9090"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}