La COMIFAC réaffirme son engagement en faveur de la restauration des terres et de la résilience des paysages d’Afrique centrale
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse célébrée le 17 juin 2026 sous le thème « Parcours pastoraux : reconnaître, respecter, restaurer », la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) s’associe à la communauté internationale pour rappeler l’urgence d’intensifier les efforts de lutte contre la dégradation des terres, la désertification et les effets croissants de la sécheresse.
Cette célébration intervient dans un contexte où les changements climatiques, l’augmentation de la pression sur les ressources naturelles, la déforestation, les feux de brousse, le surpâturage localisé et certaines pratiques non durables d’utilisation des terres accentuent la vulnérabilité des écosystèmes et des populations. Bien que l’Afrique centrale abrite le deuxième massif forestier tropical de la planète, plusieurs zones de savanes et de paysages agro-sylvo-pastoraux sont confrontées à des phénomènes de dégradation qui compromettent la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance des populations et la résilience des territoires.
Cette situation souligne la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des engagements régionaux et internationaux en faveur de la restauration des écosystèmes, notamment dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) et de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030), qui appelle les États et les partenaires à intensifier les actions de restauration à grande échelle pour inverser les tendances de dégradation des terres et renforcer la résilience des populations.
Le thème retenu cette année met en lumière le rôle stratégique des parcours pastoraux dans la préservation des écosystèmes, la sécurité alimentaire, la mobilité du bétail, la cohésion sociale et l’adaptation aux changements climatiques. Il nous rappelle également l’importance de reconnaître et de valoriser les savoirs traditionnels ainsi que les pratiques durables développées depuis des générations par les communautés locales et les peuples autochtones.
Conformément à son mandat régional et aux orientations du Plan de Convergence de la COMIFAC, principal cadre stratégique de coopération environnementale et forestière en Afrique centrale, la COMIFAC œuvre avec ses États membres et ses partenaires au renforcement de la gestion durable des terres, à la restauration des paysages forestiers et des écosystèmes dégradés, à la conservation de la biodiversité ainsi qu’à l’amélioration de la résilience climatique des communautés. Elle soutient notamment les initiatives régionales de restauration des paysages, la gestion intégrée des ressources naturelles, l’aménagement durable des territoires, la promotion de solutions fondées sur la nature et le développement de mécanismes favorisant une utilisation durable et inclusive des ressources naturelles.
La restauration des terres constitue aujourd’hui un investissement stratégique pour la préservation de la biodiversité, l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques, la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la stabilité des territoires. Chaque hectare restauré contribue à renforcer les services écosystémiques indispensables au bien-être des populations et au développement durable de la sous-région.
Au-delà de ses bénéfices environnementaux, la restauration des terres contribue également à la réduction des facteurs de vulnérabilité socio-économique, à la prévention des conflits liés à l’accès aux ressources naturelles, au maintien des activités pastorales et agricoles durables ainsi qu’au renforcement de la sécurité alimentaire. Elle constitue ainsi un levier essentiel pour promouvoir simultanément la biodiversité, l’action climatique, le développement durable et la stabilité des territoires en Afrique centrale.
Notre vision est celle d’une Afrique centrale où les terres, les forêts et les autres écosystèmes sont gérés de manière durable et inclusive afin de garantir la prospérité des populations, la préservation de la biodiversité et la résilience face aux changements climatiques.
En cette Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, la COMIFAC appelle les gouvernements, les organisations régionales, les partenaires techniques et financiers, les institutions de recherche, les organisations de la société civile, le secteur privé, les communautés locales et les peuples autochtones à renforcer leur mobilisation collective pour restaurer les terres dégradées, préserver le capital naturel de l’Afrique centrale et promouvoir des paysages productifs, résilients et inclusifs. Ensemble, nous pouvons faire de la restauration des terres un moteur de prospérité, de résilience climatique, de conservation de la biodiversité et de développement durable pour les générations présentes et futures.
La COMIFAC demeure résolument engagée à accompagner ses États membres dans la mise en œuvre de solutions durables permettant de restaurer les terres dégradées, de préserver les écosystèmes et de renforcer la résilience des populations face aux défis environnementaux et climatiques de notre temps.

