LA COMIFAC REÇOIT UNE DÉLÉGATION DE GREENPEACE AFRIQUE
Au cours d’une audience avec le Secrétaire Exécutif adjoint, Coordonnateur Technique de la COMIFAC, les échanges ont permis de jeter les bases d’une future collaboration entre les deux institutions. 
Ce lundi, 24 août 2026, le Secrétaire Exécutif Adjoint (SEA), Coordonnateur Technique de la COMIFAC a reçu en audience, une délégation de GreenPeace Afrique conduite par M. Tankoh Marlvin A. Sabum, coordonnateur Cameroun de ladite organisation connue notamment pour son activisme et son plaidoyer sur la gouvernance et les politiques forestières, le changement climatique, la protection des droits des communautés locales et Peuples autochtones et le développement inclusif.
Au cours de l’audience, les échanges ont porté sur des problématiques majeures et de grand intérêt pour le bassin du Congo et l’Afrique centrale d’une manière générale. En tête de file : la question des financements. Sur le sujet, le SEA a partagé la vision de la COMIFAC. Plus que jamais, il faut abandonner la conservation pour la conservation, et mettre le cap sur la conservation pour le développement, meilleure option pour les pays d’Afrique centrale. L’idée est de permettre aux pays forestiers de tirer avantage de leurs ressources pour favoriser leur progrès économique et améliorer les conditions de vie de leurs populations. « Il faut désormais concentrer le débat sur les compensations financières et les apports techniques et technologiques des pays développés aux pays forestiers », a insisté le SEA au cours des échanges.
De manière concrète, le Secrétaire Exécutif Adjoint a souhaité que GreenPeace arbore la casquette de messager afin de se faire l’écho du message de la COMIFAC au moins à trois niveaux. À l’interne, pour mobiliser les pays membres de la COMIFAC pour que ces derniers remplissent leurs engagements financiers vis-à-vis de la COMIFAC, gage du bon fonctionnement de l’organisation faitière en charge de l’élaboration, de l’harmonisation et du suivi des politiques forestières et environnementales en Afrique centrale. En externe, la COMIFAC souhaite que GreenPeace Afrique fasse retentir au niveau internationale le plaidoyer pour des financements plus importants en faveur du bassin du Congo avec des mécanismes simplifiés d’accès à ces financements et une plus grande transparence de leur gestion. Enfin, la possibilité de tirer avantage de la position de GreenPeace Afrique pour mettre l’accent sur des financements dits innovants a été évoquée. Il s’agit des crédits carbone et biodiversité, tout comme des services environnementaux.
De son côté, GreenPeace Afrique a estimé qu’elle mène les mêmes combats que la COMIFAC, raison pour laquelle les deux organisations gagneraient à unir leurs forces pour atteindre leurs objectifs communs.
Dans un avenir proche, la COMIFAC et GreenPeace Afrique entendent concrétiser leur élan de coopération d’abord à travers la participation de la COMIFAC à la 3e édition de la conférence de la société civile du bassin du Congo qui se tiendra incessamment à Libreville au Gabon. De même, dans le sillage de la prochaine CoP climat, l’organisation d’un évènement parallèle commun a été envisagée.
D’autres perspectives de collaboration se dessinent à l’horizon à travers la contribution de GreenPeace à la mise en œuvre du prochain Plan de Convergence (2026-2035) de la COMIFAC notamment son volet volontariat, tout comme la signature d’une convention de collaboration entre les deux entités.

