Projets Coopération allemande

La Commission des Forêts d’Afrique Centrale remplit son mandat de mise en œuvre de la Déclaration de Yaoundé en tant qu’institution spécialisée de le CEEAC de façon autonome, contribuant ainsi à l’utilisation durable des ressources (forestières) dans la région.

LE CONTEXTE

Intitulé du projet

Appui Régional à la Commission des Forêts d’Afrique Centrale

Commettant / Client

Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ)

Organisme     d’exécution

Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH

Zone du projet

Angola, Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo (RDC), Rwanda, Sao Tomé et Principe, Tchad

Organisme de     tutelle

Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC)

Durée globale

01.11.2022 – 31.10.2025

Enveloppe             financière

8,5 millions euros

Avec environ 180 millions d’hectares de forêts, le Bassin du Congo est reconnu comme le second plus grand massif forestier tropical au monde. Elles renferment plus de 50% des espèces animales africaines et 20.000 espèces végétales dont le tiers est constitué d’espèces endémiques. Elle abrite environ 100 millions de personnes, dont de nombreux groupes de populations autochtones directement ou indirectement dépendantes des ressources forestières pour leur survie. D’un impact mondial certain pour l’équilibre planétaire, les forêts du bassin du Congo avec leurs tourbières représentent le deuxième poumon mondial avec près 80 milliards de tonnes de CO² séquestrés. Ceci-étant, ces écosystèmes forestiers tendent à une exploitation non durable marquée par une augmentation considérable de la dégradation des forêts et de la biodiversité entraînant la perte de 160 000 km² soit 10% de forêts tropicales humides entre 2000 et 2015, de plus, la sécheresse dans les zones de savane accélère les processus de dégradation jusqu’à la désertification. Plusieurs facteurs d’influence contribuent à la dégradation des forêts du Bassin du Congo notamment leur gestion sans reconstitution de la ressource, le développement d’activités économiques et indus, la surexploitation autour des agglomérations, la forte augmentation des pâturages de troupeaux itinérants dans les zones écologiquement sensible et l’agriculture itinérante sur brûlis. Pour faire face à ces défis, la sous-région est peu structurée et manque cruellement de personnel qualifié. Les processus de développement sont insuffisamment inclusifs, parfois discriminatoires à l’endroit des minorités (femmes, populations autochtones, jeunes) et non redistributifs, favorisant la multiplication des violations de droits de l’homme et le maintien de l’état de pauvreté d’une partie importante de la population dans les zones forestières. Le constat de l’urgence d’une dynamique de gestion durable s’impose pour les forêts du Bassin du Congo, qui se trouvent à un tournant critique de leur pérennité.

La COMIFAC, institution politique régionale créée en 2005 par les Chefs d’État d’Afrique centrale, a pour mandat de coordonner et harmoniser toutes les questions de protection et de gestion des forêts du bassin du Congo. En collaboration avec les autorités nationales et les réseaux de la société civile régionale, elle élabore des positions d’orientations et soutient leur intégration dans les stratégies nationales et internationales.

L’APPROCHE

Depuis 2022, le projet régional GIZ d’appui à la COMIFAC apporte un appui technique à la COMIFAC en matière de conservation de la biodiversité et de gouvernance forestière. La COMIFAC est l’une des institutions régionales bénéficiant d’une légitimité

politique lui permettant de rassembler un grand nombre d’acteurs de développement étatiques et civiles autour des thématiques liées á la gestion durable des forêts d’Afrique centrale. Á cet effet, la coopération technique allemande a défini un ensemble de champs d’actions visant à accompagner la COMIFAC dans le développement de son autonomie en matière de mise en œuvre de son outil de pilotage qui est le plan de convergence sous-régional. Depuis 2007, la COMIFAC a le statut d’institution spécialisée de la Communauté Économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC). Cependant, les dispositions d’application de cette intégration restent pendantes et impactent considérablement les missions de la COMIFAC. En soutenant la COMIFAC dans son processus d’autonomisation, le Projet contribue significativement à l’amélioration de la gestion durable des ressources forestières à travers toute la sous-région Afrique centrale. Le projet a été orienté vers quatre pôles d’actions visant l’appui des politiques forestières en matière de conservation de la biodiversité et d’orientation de la gouvernance forestière sous-régionale. Il s’agit notamment du :

Renforcement du fonctionnement institutionnel et organisationnel du Secrétariat Exécutif de la COMIFAC (SEC) et de ses réseaux thématiques opérationnels (Actions parlementaires, formation forestière, Peuples autochtones et communautés locales), en vue de l’intégration effective de la COMIFAC comme organisation spécialisée de la CEEAC. Ainsi le projet vise à accompagner la COMIFAC dans le développement d’outils et de mécanismes fonctionnels visant à garantir la participation aux dialogues et la prise en compte des positions de l’ensemble des groupes d’acteurs sous-régionaux aux processus décisionnels aux niveaux national, régional et international.

Renforcement de la COMIFAC dans son mandat politique de diplomatie environnementale à travers l’amélioration de sa capacité de participation et d’appui des États membres aux négociations internationales. Ce qui implique un renforcement du fonctionnement des groupes de travail spécialisés de la COMIFAC (Biodiversité, Climat et Gouvernance forestière), ainsi qu’un développement des capacités des experts en matière de transposition des accords internationaux et régionaux en droits nationaux. D’où la nécessité d’un appui à la mise en place et à la professionnalisation d’un groupe de négociateurs régionaux mandatés par la COMIFAC, ses pays membres et la société civile.

Amélioration de l’offre en formation professionnelle dans le domaine de la Gestion des Aires Protégées (GAP) et de la restauration des paysages en Afrique centrale via un appui au Réseau des Institutions de Formation Forestière et Environnementale de l’Afrique Centrale (RIFFEAC), observé spécifiquement en matière de développement de programmes d’étude sur des thématiques actuelles et d’un accompagnement dans l’intégration de certaines filières de formation en lien avec la gestion des aires protégées et la restauration des paysages.

Renforcement de la communication de la COMIFAC en matière de gestion durable des forêts dans le Bassin du Congo, par le biais de la publication et de la diffusion de documents thématiques á portée internationale et régionale. Ainsi que d’un accompagnement dans l’amélioration de l’influence de la COMIFAC en matière de communication politique et environnementale, menée à travers des actions à forte visibilité internationale.

LES RÉSULTATS

  • Le financement de la COMIFAC comme organisation spécialisée de la CEEAC est assuré de manière durable,
  • Les textes de position adoptés conjointement par les pays membres de COMIFAC dans les domaines du changement climatique, de la gouvernance forestière et de la biodiversité sont intégrés dans le contenu de 10 décisions de conférences internationales,
  • 50 étudiants, dont 15 femmes, sont inscrits dans une filière universitaire élargie “gestion des aires protégées” basée sur des modules de formation avec une partie de formation, des éléments de formation sur les droits de l’homme et la protection de la nature,
  • L’Afrique centrale dispose d’une procédure contraignante pour répartir de manière coordonnée entre les pays membres les financements mobilisées au niveau international pour la promotion des forêts du Bassin du Congo, avec la participation du SEC.

LE PARTENAIRE

Ce projet est mandaté par le Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Économique et du Développement (BMZ), via la Coopération technique allemande – GIZ pour la mise en œuvre de son appui apporté à la COMIFAC.

CONTACT : 
Martial NKOLO, Directeur du Programme
Rue 1820, Quartier Bastos
Yaoundé, Cameroun
Tél : + 237 22 20 23 73
Fax : + 237 22 21 50 48
Email : martial.nkolo@giz.de
B.P. 7814 Yaoundé-Cameroun

TRIDOM – Biodiversité et développement durable du paysage Tri-national Dja-Odzala-Minkébé

Amélioration de la participation concertée des acteurs du secteur public, du secteur privé et de la société civile au développement durable et respectueux de la biodiversité du paysage du Tri-national Dja-Odzala-Minkébé.

Le Contexte

Intitulé du projet

Biodiversité et développement durable du paysage TRIDOM

Commettant / Client

Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ)

Organisme      d’exécution

Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH

Zone du projet

Cameroun, République du Congo et Gabon

Organisme de      tutelle

Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC)

Durée globale

09/2023 à 08/2027 (4 ans)

Enveloppe             financière

10 millions euros

Le complexe transfrontalier d’aires protégées TRIDOM, situé à la frontière entre le Gabon, le Cameroun et la République du Congo, fait partie des douze paysages du bassin du Congo désignés comme prioritaires par le plan de convergence de la COMIFAC. Le plan de convergence de la COMIFAC fixe le cadre des politiques forestières à travers la sous-région Afrique centrale. Avec environ 191.541 km2, ce paysage est constitué à 24% d’aires protégées, à 65% de concessions forestières, à 11% d’espaces de sylviculture, agriculture ou habitat et infrastructures. 

Le TRIDOM se compte parmi les zones forestières les plus intactes de la planète avec environ 97 % de couverture forestière. Il présente également une diversité biologique particulière avec une forte proportion de forêts primaires. En tant que zone à forte couverture forestière et à faible déforestation, il joue un rôle important dans la régulation du climat mondial et dans le régime hydrologique régional. Parallèlement, sa richesse en ressources (bois, minerai de fer, or) constitue une base importante pour le développement économique, que chacun des trois pays souhaite exploiter dans l’intérêt national, raison pour laquelle des licences d’exploitation et des projets d’infrastructure (barrages, chemin de fer, routes) sont en cours de planification. La pression en faveur de la conversion des terres pour la production alimentaire afin d’approvisionner les centres urbains en pleine expansion s’accroît également. Les intérêts croissants, qui se chevauchent parfois, donnent lieu à des conflits d’utilisation entre les acteurs de la protection de la nature, de la sylviculture, de l’exploitation minière, des infrastructures et des groupes de populations locaux, y compris les populations autochtones. 

Autre fait important, malgré la richesse des ressources, la région est marquée par la pauvreté. Les données de développement dans la région TRIDOM n’atteignent que 84 % au Congo, 88 % au Gabon et 93 % au Cameroun de l’indice de développement humain (IDH) national respectif. Cela s’explique notamment par le fait que la région était jusqu’à présent peu accessible et qu’il était difficile d’y implanter et d’y diversifier des activités productives en raison d’un mauvais approvisionnement en énergie, d’une mauvaise infrastructure et connexion au marché. 

 

Le Défi

Un accord de coopération au sein du TRIDOM a été signé en 2005 par les trois gouvernements. Il vise la coopération et la gestion concertée du TRIDOM afin de promouvoir la conservation, l’utilisation rationnelle des ressources et le développement durable au bénéfice des communautés locales. En ce qui concerne la coopération transfrontalière, un protocole de lutte anti-braconnage a été conclu en 2014 et un autre sur les bio corridors pour les grands mammifères a été élaboré, dont la décision est encore en suspens. Ces protocoles offrent de bonnes bases pour la protection de la biodiversité, mais n’ont guère été mis en œuvre jusqu’à présent, tout comme l’accord TRIDOM lui-même. En 2015, un Comité Tri-National de Supervision et d’Arbitrage (CTSA) a été mis en place. Le soutien international à la mise en œuvre du plan de convergence de la COMIFAC dans la région du TRIDOM s’est jusqu’à présent concentré sur les actions menées par un grand nombre d’acteurs dans les différentes aires protégées. Seul un projet TRIDOM financé par le FEM entre 2013 et 2015 s’est jusqu’à présent concentré sur l’ensemble de la région. 

Les populations cibles

Les bénéficiaires cibles directs du projet sont les populations rurales de la région du TRIDOM, constituée d’environ 200.000 habitants/tes Baka et Bantou, vivant principalement d’agriculture de subsistance menée dans les alentours des aires protégées de la zone frontalière. Quant aux groupes cibles intermédiaires, ils sont constitués des membres des organes du TRIDOM ainsi que des professionnels et cadres du secteur privé et de la société civile (ONG). Comme acteurs privés exerçant dans la zone, on compte notamment des entreprises privées du secteur forestier (environ 120 concessions forestières) et des opérateurs touristiques de chasse en safari, ainsi que des entreprises agro-industrielles, minières, énergétiques et de transport.

L’approche

Le partenaire politique de mise en œuvre du projet TRIDOM est la COMIFAC. Ce projet transfrontalier vise globalement à développer et à renforcer les capacités des trois groupes d’acteurs du secteur public, du secteur privé et de la société civile pour une interaction cohérente et efficace en vue de la conservation de la biodiversité et d’un développement durable dans le paysage forestier du TRIDOM. Il s’agira notamment de :

Appuyer les organes prévus par l’accord TRIDOM entre le Cameroun, le Congo et le Gabon à remplir leurs mandats. Il s’agit ainsi d’impulser une dynamique commune au niveau des trois pays, notamment à travers des accords de coopération transfrontalière conclus et des bases institutionnelles communes de planification et de mise en œuvre favorable au développement durable ainsi qu’à la préservation de la biodiversité du paysage TRIDOM. 

Impliquer tous les groupes d’acteurs dans un échange sur les potentiels de conciliation entre la protection de la biodiversité et le développement socio-économique selon des objectifs communs pour le paysage TRIDOM. En vue de permettre une meilleure concertation et adaptation des acteurs à des processus d’intervention plus appropriés aux besoins globaux du paysage TRIDOM.  

Engager davantage les entreprises du secteur privé sur une base volontaire pour la protection de la biodiversité et le développement socio-économique durable dans les zones forestières du paysage TRIDOM. Afin de renforcer leur durabilité 

économique grâce à des modèles commerciaux diversifiés et au développement du processus de certification, pour une gestion durable de leurs concessions. 

Favoriser la mise en place par les communes, les districts administratifs locaux, le secteur privé et la société civile de projets pilotes afin de tester localement des approches évolutives et extensible d’utilisation durable des ressources naturelles. Il s’agira notamment de soutenir les groupes autochtones et les femmes à travers le développement de projets adaptés à leur culture et à leurs besoins, afin de permettre la mise en œuvre et la diffusion des projets pilotes favorisant le développement durable au niveau local.

Le développement local renforcé et l’opérationnalisation de l’Accord Binational du complexe d’aires protégées transfrontalier BSB Yamoussa, contribue à la protection des parcs nationaux de Bouba Nddjida et Sena Oura.

Le Contexte


Intitulé du projet

Projet d’Appui au Complexe Binational Sena Oura – Bouba Ndjida 3 (BSB Yamoussa) 

Commettant / Client

Bundesministerium für wirtschaftliche                      Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ)

Organisme               d’exécution

Deutsche Gesellschaft für Internationale                Zusammenarbeit (GIZ) GmbH

Zone du projet

Cameroun – Tchad

Organisme de tutelle

Commission des Forêts d’Afrique Centrale        (COMIFAC) en étroite collaboration avec le           Ministère des Forêts et de la Faune du Cameroun (MINFOF) et Ministère de l’environnement, de l’Eau et de la Pêche du Tchad (MEPDD)

Durée globale

01.11.2022 – 30.10.2025

Enveloppe financière

7.000.000 Euros

Le Complexe BSB Yamoussa composé du Parc national de Bouba Ndjida (PNBN) au Cameroun et du Parc national de Sena Oura (PNSO) au Tchad revêt une importance capitale pour la                    préservation de la biodiversité dans la zone soudano-guinéenne d’Afrique centrale et occidentale. Ce complexe d’aires protégées est l’une des dernières zones de refuge dans la région pour la      plupart des espèces fauniques, dont beaucoup sont menacées d’extinction. Les principales grandes espèces sauvages qu’on y trouve sont : les éléphants, les lions, les buffles, les girafes, les élands de Derby et autres grandes antilopes.

La pression sur les parcs est en constante augmentation du fait de l‘accroissement démographique continu avec son effet                    dévastateur toujours grandissant sur l’utilisation des terres par le pastoralisme et l’agriculture, l’exploitation illégale des gisements d’or, ainsi que sous l’effet des conflits régionaux et la dégradation avancée des zones périphériques du côté du Cameroun. A cela s’ajoutent une insuffisante concertation sur la transhumance et une intensification exponentielle du braconnage organisé des    éléphants, à l’échelle internationale. Les services de conservation actuels des parcs du complexe BSB Yamoussa et les populations ne détiennent ni les compétences suffisantes, ni les ressources          nécessaires pour contrecarrer ces menaces de manière appropriée.

L’approche

L’approche du projet se caractérise par des actions consultatives et le développement des compétences des différents acteurs, sur la base de plans de gestion élaborés de façon participative dans le souci d’une gestion durable, de l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines et du rétablissement de l’intégrité territoriale de l’ensemble du complexe BSB Yamoussa.

Tout en veillant à la prise en compte à tous les niveaux des aspects liés à l’égalité de genre, le Projet BSB Yamoussa 3 appuie :

  • la gestion transfrontalière à travers la mise en œuvre des    accords intergouvernementaux et des protocoles spécifiques pour la gestion transfrontalière du complexe BSB Yamoussa (output 1) ;
  • la mise en œuvre des mesures de développement local prévues dans les plans de gestion actualisés des parcs pour la périphérie des l’aires protégées du Complexe binationale de Yamoussa (output 2) ;
  • la mise en œuvre des mesures d’éducation à l’environnement prévues dans les plans de gestion des parcs (output 3).
  • la formalisation du micro-zonages dans les zones de chasse en périphérie du parc national de Bouba Ndjida et dans la zone tampon du parc national de Sena Oura (output 4).

Les institutions des structures partenaires du Complexe BSB Yamoussa responsables de l’exécution du projet sont :

  • Pour le Parc National de Sena Oura (Tchad), il s’agit du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable (MEPDD) ;
  • Pour le Parc National de Bouba Ndjidda (Cameroun), il s’agit du ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) ;
  • Pour ce qui est de la coopération transfrontalière, la            responsabilité incombe au comité de coordination inter- gouvernemental (Comité binational de supervision et        d’arbitrage de l’accord de coopération relatif à la création et la gestion concertée du complexe transfrontalier BSB Yamoussa) qui a été institutionnalisé par le traité Tchad-Cameroun.

Les résultats en chiffres …

Au stade actuel de la mise en œuvre du Projet BSB Yamoussa 2, les acquis suivants peuvent être relevés :

  • Appui à l’élaboration et la signature du Protocole Spécifique sur la Lutte Anti-Braconnage Transfrontalière relatif à l’Accord Tripartite de Ndjamena par les Gouvernements du Tchad, du Cameroun et de la République Centrafricaine ;
  • Appui à l’élaboration et la signature du Protocole Spécifique sur l’Écodéveloppement relatif à l’Accord Binational BSB Yamoussa par les gouvernements du Cameroun et du Tchad ;

Dotation en équipements, matériels informatiques et de communication aux deux parcs, à l’Ecole de Faune de Garoua et aux autres institutions partenaires du projet : 2 véhicules, 6 motos, 1 groupe électrogène, 2 équipements IT (laptop, imprimante, écran), 1 système solaire et des équipements pour salle de réunion ;

  • Renforcement des capacités des responsables des institutions partenaires (MINFOF, MEPDD) ;
  • Création et mise en place de 26 Comités riverains (CR) et comites communaux (CC) des ZICs.

Le Projet BSB Yamoussa met en œuvre un dispositif d’appui au développement local durable compatible avec la conservation des ressources naturelles à travers. Soutien des activités génératrices de revenu à travers le financement et l’accompagnement de 05 chaines de valeur agropastorales. Favorisant ainsi l’augmentation des revenus monétaires et du niveau de vie des populations :

  • La mise à disposition des Instances Locales d’Orientations et de Décisions (ILOD), des semences améliorées pour les nouveaux bénéficiaires ;
  • L’application des approches d’agriculture écologique par 1288 bénéficiaires, dont 343 femmes au Tchad ;
  • L’appui à 40 nouveaux semenciers ;
  • Construction de 04 magasins et aménagement de 10 conteneurs pour le stockage et la conservation céréalière.
  • 57 émissions radios de sensibilisation à l’environnement et conservation de la biodiversité produites pour 340 rediffusions ;
  • 06 livres scolaires en éducation environnementale ont été élaborés pour les écoles primaires à la périphérie du PNBN et 03 livres pour les écoles primaires de la périphérie du PNSO ;
  • 265 enseignants formés sur l’éducation environnementale dont 60 dans la zone de PNSO Tchad ;
  • Etude pour la mise en place d’un système d’épidémio-surveillance dans le BSB Yamoussa avec la collaboration de l’Ecole de Faune de Garoua (EFG).

… et en faits

La Coopération Allemande à travers un projet conjoint de la GIZ et de la KfW appuie le Secrétariat Exécutif de la COMIFAC dans son mandat politique de promouvoir les Aires Protégées transfrontalières (APT) en Afrique centrale et particulièrement dans son mandat spécifique dérivé de l’accord signé par le Cameroun et le Tchad ;

  • Appui à l’élaboration et à la validation des Plans d’aménagements des Parcs Nationaux de Sena Oura (PNSO) et de National de Bouba Ndjida (PNBN) ;
  • Contribution au processus de relocalisation des enclaves au sein du PNSO :
  • Appui aux concertations villageoises ;
  • Signature des accords collectifs entre les          communautés et le PNSO.
  • Accompagnement de la mise en œuvre de la Déclaration de N’Djamena sur la transhumance : le Projet BSB Yamoussa 2 est le Leader du Bloc géographique Ouest dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de N’Djamena sur la          nécessité d’orienter les dynamiques régionales de transhumance par une meilleure prise en compte des enjeux de sécurité, de gestion de la faune et de la flore sauvages et de dégradation croissante des                    écosystèmes dus aux changements climatiques ;
  • Production d’un Atlas, d’une synthèse et de                 propositions, en vue de la construction d’un dialogue sur la transhumance dans le BSB Yamoussa. 
 

Newsletter

Contact

BP: 20818 Yaoundé Cameroun
Tél: +237 222 20 56 51(52)
Fax: +237 222 20 56 52
Horaires: 8h à 16h du lundi à vendredi

COMIFAC © 2024. All Rights Reserved.

to top