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Commission des Forêts d’Afrique Centrale
Une dimension régionale pour la conservation, la gestion durable et concertée des écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale

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angola 600Données générales

 Présentation du pays

Nom officiel : République d’Angola
Nature du régime : République à régime présidentiel
Chef de l’Etat et chef de gouvernement : M. João Lourenço (depuis 2017)

Données géographiques

Superficie : 1 246 700 km²
Capitale : Luanda
Villes principales : Luanda, Huambo, Benguela, Lobito, Namibe, Lubango, Cabinda, Malange
Langue officielle : portugais
Langues courantes : umbundu, kimbundu, kikongo, nganguela, tchokwe, …
Monnaie : Kwanza (1 AOA = 0,0013 EUR en mai 2021)
Fête nationale : 11 novembre (indépendance en 1975)

Données démographiques

Population : 31,82 millions d’habitants (Banque mondiale, 2019)
Densité : 25,5 habitants/km²
Espérance de vie à la naissance : 61,2 ans (PNUD, 2019)
Taux d’alphabétisation : 66 % (PNUD, 2019)
Religion(s) : chrétiens (90 %), croyances traditionnelles (10 %)
IDH : 148e sur 189 (PNUD, 2019)

Géographie

Articles détaillés : Géographie de l'Angola et Liste de villes d'Angola.

L'Angola avait un score moyen de l'Indice d'intégrité du paysage forestier 2019 de 8.35, le classant 23e sur 172 pays11.

La superficie de l'Angola est de 1 246 700 km2. Sa densité de population est de 20 hab./km2. Ses frontières terrestres mesurent 5 198 km. Celle avec la république démocratique du Congo mesure 2 511 km, avec la Namibie 1 376 km, avec la Zambie 1 110 km et avec la république du Congo 201 km. Le littoral d'Angola a une longueur de 1 600 km. La frontière avec la république du Congo comprend celle de l'enclave de Cabinda – séparée du reste du pays par le couloir de Moanda – à l'embouchure du fleuve Congo – où la république démocratique du Congo possède un accès maritime.

Relief

Deux régions s’opposent sur le plan orographique. Un relief varié s’élève en gradins (revers de plateau) depuis la plaine côtière (200 km maximum de large) vers des plateaux et massifs intérieurs. Le point culminant est le Môco à 2 620 mètres12. L’ensemble le plus massif est le plateau angolais qui déborde à l’est les frontières de l’État. L'altitude moyenne y est de 1 000 m. À l’est se trouve le bassin de très grands fleuves tributaires de l’océan Indien. Le plateau est situé directement sur le bouclier granitique qui contient très peu de structure sédimentaire.

Climat

Situé entre le tropique du Capricorne et l’équateur, l'Angola est le pays africain le plus étendu au sud du Sahara après la république démocratique du Congo. L'Angola connaît de fortes variations de températures. Plus on avance vers le nord, plus les précipitations sont importantes. Au nord, le climat est tropical humide avec une saison sèche qui s'étend de juin à septembre où le temps est très voilé. Les Angolais parlent « d’hivernage ». Avec l'altitude, dans l'intérieur des terres, les températures sont différentes de celles de la côte, et sont différentes, d'une région à une autre.

Plus on avance vers le tropique, plus le climat est désertique ; le désert de Namibie est l’un des plus anciens et les plus secs du monde. Ce n’est pas un désert de sable mais d’ergs. L’orographie, ici le plateau de climat tempéré, modifie ces données13. Le long de la côte passe le courant de Benguela. Depuis la côte Angola – Namibie, un brouillard se dessine au-dessus de la mer quand la plage elle-même est dégagée. La côte est ainsi très sèche. La présence du plateau suscite des précipitations au sud, dans la région de Huambo. Les plaines côtières sont relativement sèches et reçoivent annuellement environ 300 millimètres de précipitations. Le climat est particulièrement humide dans l’enclave équatoriale de Cabinda. Les plateaux reçoivent 1 000 à 1 800 millimètres par an14.

 

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Après 27 ans de guerre civile, l’Angola a retrouvé la paix avec l’accord de cessez-le-feu de Luanda du 4 avril 2002. Des tensions et des troubles sporadiques persistent cependant dans l’enclave de Cabinda entre les forces gouvernementales et les mouvements indépendantistes malgré la signature, le 1er août 2006, d’un mémorandum d’entente pour la paix et la réconciliation. Approuvée début 2010, une nouvelle Constitution est entrée en vigueur le 5 février 2010.

Depuis l’indépendance, le pays est dirigé par le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), d’origine marxiste. Le président José Eduardo dos Santos a gouverné le pays de 1979 à 2017. João Lourenço (MPLA) lui a succédé le 26 septembre 2017 à la suite des élections générales du 23 août où le MPLA a obtenu 61 % des voix, l’UNITA 26,6 % et CASA–CE 9,5 %. Bornito de Sousa, ancien ministre de l’Administration territoriale est devenu vice-Président.

Dès son entrée en fonction, le Président Lourenço a imposé des changements à la tête des administrations (y compris la police, les services de renseignement et les forces armées), ainsi que de la banque centrale, des principales entreprises publiques (dont la compagnie nationale des pétroles SONANGOL) et du Fonds souverain. Il a pris des premières mesures dans le domaine de la lutte contre la corruption (notamment l’ouverture de procédures judiciaires) et a incité, par une loi d’amnistie, au rapatriement en Angola des capitaux détournés. En 2019, l’Angola a également ratifié des traités internationaux sur les droits de l’Homme.

Politique étrangère

L’Angola joue un rôle croissant au sein des instances régionales et internationales, notamment sur le continent africain. L’Angola est membre de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), dont un Angolais, Gilberto Da Piedade Verissimo, assure la présidence de la Commission depuis juillet 2020. L’Angola est également membre de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), dont il a présidé l’organe de paix et de sécurité jusqu’en août 2018. Il est aussi investi au sein de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), qu’il préside depuis fin novembre 2020 pour la deuxième fois depuis la création de l’organisation et dont un Angolais, João Samuel Caholo, est le secrétaire exécutif depuis décembre 2020. Les situations en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs sont parmi les dossiers prioritaires de l’Angola à l’échelle régionale. Par ailleurs, dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), l’Angola s’est investie depuis le début de l’année dans la résolution de la crise centrafricaine et a accueilli à Luanda deux sommets consacrés à la République centrafricaine (29 janvier et 20 avril 2021). L’Angola accueille le siège de la Commission du golfe de Guinée (CGG) et contribue aux efforts de lutte contre l’insécurité maritime.

Outre une coopération étroite avec le Portugal et le Brésil, l’Angola joue un rôle important au sein de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP). Les États-Unis sont un partenaire économique majeur pour l’Angola, qui entretient également des relations historiques et privilégiées avec la Russie (coopération dans les secteurs du pétrole, des diamants, de la défense) et Cuba (formation et santé). L’Angola a candidaté en mai 2019 au statut de membre observateur à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Situation économique

PIB (2020) : 68,07 milliards USD (FMI)
PIB par habitant (2020) : 2 130 USD (FMI)
Croissance : 3,2 % en 2021 (prévision), -4 % en 2020, -0,9 % en 2019 (FMI)
Inflation : 20,6 % en 2021 (prévision), 21 % en 2020, 17,1 % en 2019 (FMI)

L’Angola dispose d’un fort potentiel économique : pétrole et gaz, diamants, hydroélectricité, agriculture, pêche.

À l’issue de la guerre civile, le pays a connu des taux de croissance soutenus de 2004 à 2014. Étant donné sa forte dépendance aux ressources pétrolières (45 % du PIB, 70 % des recettes et 98 % des exportations jusqu’en 2014), la chute puis la forte instabilité du cours du baril de pétrole ont eu un impact considérable sur l’économie angolaise, en récession continue depuis 2016.

Élu en 2017 sur la promesse de redresser l’économie, le Président Lourenço a entrepris depuis lors de lancer des réformes d’ajustement monétaire et de rééquilibre budgétaire, de stabiliser la dette et de lutter de façon plus visible contre la corruption. Le gouvernement angolais soutient à plus long terme une politique de diversification économique, de développement de l’activité privée et de frein à l’interpénétration entre intérêts privés et publics. Un vaste programme de privatisation des actifs de l’État dans l’économie angolaise a été lancé en ce sens en août 2019.

Ce train de réformes volontaristes a permis à l’Angola de bénéficier de l’appui financier des bailleurs internationaux. En décembre 2018, le FMI a approuvé une facilité élargie de crédit sur trois ans (2019-2021) de 3,7 milliards USD, augmentée en septembre 2020 de 750 millions USD.

La dette publique, établie en partie en devises, a également fortement augmenté, atteignant 111 % du PIB fin 2019 (contre 40 % en 2014). La moitié de la dette extérieure angolaise, estimée à 60 % du PIB, est détenue par la Chine, dont l’Angola est le premier débiteur en Afrique subsaharienne.

En 2020, l’effondrement du prix du baril et la pandémie de la Covid-19 impactent négativement la croissance et fragilisent la situation socio-économique. Dans le cadre de la riposte à la crise sanitaire, l’Angola bénéficie de l’initiative de suspension du service de la dette extérieure du G20 et du Club de Paris, signée fin août et étendue jusqu’au 31 décembre 2021.

En savoir plus:

Ministre de l’Environnement : Paula Cristina Francisco Coelho