À l’occasion de la Journée mondiale des lacs, la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) se joint à la communauté internationale pour rappeler l’importance stratégique des écosystèmes lacustres et réaffirmer son engagement en faveur de leur conservation et de leur gestion durable.
Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée mondiale des lacs est célébrée chaque année le 27 août. Elle constitue une occasion de sensibiliser les décideurs, les communautés, les organisations de la société civile, le secteur privé et le grand public à l’importance des lacs et à la nécessité de préserver, restaurer et gérer durablement ces écosystèmes et les milieux qui leur sont associés.
Les lacs, des réservoirs de vie et de biodiversité
Les lacs jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes et dans le bien-être des populations. Ils fournissent de l’eau, contribuent à la sécurité alimentaire, soutiennent de nombreuses activités économiques et constituent des habitats essentiels pour une grande diversité d’espèces animales et végétales.
À l’échelle mondiale, les lacs et réservoirs représentent une part majeure des eaux douces de surface et sont indispensables aux écosystèmes, aux économies locales, à l’alimentation et à l’accès à l’eau. Ils contribuent également à la régulation des conditions climatiques locales.
Cependant, ces écosystèmes sont aujourd’hui soumis à de nombreuses pressions, notamment la pollution, les changements dans l’utilisation des terres, les activités humaines non durables, les effets du changement climatique et l’érosion de la biodiversité.
Le Bassin du Congo : un patrimoine aquatique exceptionnel
Au cœur de l’Afrique centrale, le Bassin du Congo constitue l’un des plus importants ensembles écologiques de la planète. Ses forêts, ses fleuves, ses rivières, ses zones humides et ses lacs forment un réseau naturel étroitement interconnecté.
Les écosystèmes lacustres du Bassin du Congo jouent un rôle majeur dans la conservation de la biodiversité et dans le maintien des moyens de subsistance des populations riveraines. Ils offrent des ressources indispensables à de nombreuses communautés, notamment à travers la pêche, l’agriculture, le transport et diverses activités génératrices de revenus.
La protection de ces milieux ne peut donc être dissociée de la conservation des forêts et de la gestion durable des ressources naturelles. La santé des écosystèmes aquatiques dépend notamment de la qualité des paysages et des bassins versants qui les alimentent.
« Mon lac, mon histoire » : créer de la valeur pour les populations et la nature
Le thème mis en avant dans le cadre de l’événement international 2026 organisé par l’International Lake Environment Committee (ILEC), « My Lake, My Story: Creating Environmental, Social and Economic Value for Lakes », invite à considérer les lacs non seulement comme des espaces naturels à protéger, mais également comme des patrimoines générateurs de valeurs environnementales, sociales et économiques.
Cette approche résonne particulièrement avec les réalités du Bassin du Congo. La conservation des lacs et des écosystèmes aquatiques doit aller de pair avec l’amélioration des conditions de vie des communautés, la valorisation durable des ressources naturelles et le renforcement de la résilience des populations face aux changements climatiques.
Elle souligne également l’importance de la participation des communautés locales et des jeunes dans la construction de solutions durables. L’événement international 2026 de l’ILEC met d’ailleurs en avant des initiatives de jeunes engagés dans la conservation des lacs au Japon, en Tanzanie, en Malaisie et en Indonésie.
Pour une gestion durable des écosystèmes aquatiques d’Afrique centrale
La préservation des lacs du Bassin du Congo nécessite une action collective et coordonnée impliquant les États, les institutions régionales, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, les chercheurs, les communautés locales et le secteur privé.
Elle passe notamment par :
- le renforcement de la connaissance et du suivi des écosystèmes aquatiques ;
- la prévention et la réduction des différentes formes de pollution ;
- la conservation et la restauration des habitats aquatiques et des zones humides ;
- la promotion d’une pêche durable ;
- la protection des espèces et de la biodiversité aquatique ;
- la prise en compte des effets du changement climatique ;
- le renforcement de la participation des communautés locales ;
- la promotion d’une gestion intégrée des ressources en eau et des bassins versants.
Ces actions contribuent directement aux objectifs de développement durable, notamment ceux liés à l’eau, à la biodiversité, à la lutte contre les changements climatiques et à la réduction de la pauvreté.
L’engagement de la COMIFAC
À travers son mandat de coordination des politiques et actions en matière de gestion durable des forêts et des ressources naturelles en Afrique centrale, la COMIFAC réaffirme l’importance d’une approche intégrée des écosystèmes du Bassin du Congo.
La conservation des forêts, des zones humides, des cours d’eau et des lacs doit être considérée comme une priorité commune pour préserver les services écosystémiques, soutenir les communautés et renforcer la résilience de la région.
En cette Journée mondiale des lacs 2026, la COMIFAC encourage ainsi le renforcement de la coopération régionale et des initiatives visant à mieux connaître, protéger, restaurer et valoriser durablement les écosystèmes aquatiques du Bassin du Congo.
Préservons nos lacs, préservons notre avenir !
La COMIFAC souhaite une excellente Journée mondiale des lacs à toutes et à tous, et invite l’ensemble des acteurs à faire de la conservation des ressources en eau et de la biodiversité aquatique une responsabilité collective au service des générations présentes et futures.
COMIFAC – Ensemble pour les forêts et les populations du Bassin du Congo.

